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Tempers flared here at Davos yesterday afternoon in a session on Gaza and the Middle East. The Prime Minister of Turkey Recep Tayyip Erdogan walked out of the discussion after clashing with the Israeli President Shimon Peres. Davos brings together so many people with conflicting viewpoints that it is perhaps surprising that the sparks don’t fly more often. And the Middle East is after all, one of the most sensitive topics under discussion here.
The Middle East conflict, and many others, are often seen in terms of a clash between different religions, and the issue of whether religion is part of the problem, or can be part of the solution, was appropriately the subject of a discussion this morning, that brought together religious leaders from the Christian, Jewish, Muslim and Buddhist faiths. This was one of the ‘off the record’ sessions, so I cannot report in detail what was said, but I can say that, in contrast to last night’s session, it was conducted in good humour, was characterised by compassion and mutual respect, and also provided me with some good stories and great jokes that I will be able to relate at an appropriate time. It struck me that not taking oneself too seriously and having a good sense of humour are major assets when it comes to relations between different cultures and religions.
One of the important points to come out of the discussion was the need to respect difference, particularly at this point in history when there have never been more people living in close contact with other cultures. Even though our neighbours have not been created in “our” image, they are nevertheless created in God’s image. A second point was that a personal transformation, based on compassion and service to others, is necessary to break the cycle of hate.
The question was asked whether it is possible to respect a different faith, if one believes that one’s own is the only true faith. The point was made that religious tolerance is a sign of strength in one’s own faith; if you are confident in your faith, it is easy to listen and try to understand another’s.
Religion has taken a more prominent role in discussions at Davos this year, along with the focus on values in general. It was noted that the inclusion of a religious leader on a panel discussing capitalism would have seemed very strange a few years ago, yet seemed entirely appropriate here in 2009.
A topic that is high on the agenda this year is Climate Change. There was a session this morning looking at what is needed to deliver an agreement at the Copenhagen conference; and I also attended a private lunch hosted by the UN World Food programme (WFP) at which leaders of governments, the large international NGOs and UN agencies, together with CEOs of major businesses discussed how to adapt the world economy to a changing climate.
Some fundamental questions were tackled, such as whether the international community will be able to mobilise the public funds required to tackle the adaptation challenge in the current economic climate? And given all the other competing priorities, will it be able to address the challenge with sufficient urgency? It is becoming increasingly clear that Climate Change is not only one of the biggest challenges of the 21st century but that it is also inextricably linked to many other serious problems that we face, such as poverty, conflict, migration, water and food security.
It will only be through a concerted effort by governments, the private sector and civil society, based on shared values and commitment to justice and the common good, that we will shape new models of development for all.
The urgency of the climate problem was stressed by former US Vice President Al Gore who said that time was running out and it was essential to achieve a binding agreement at Copenhagen this year. Yvo De Boer, Executive Secretary of the UN Framework Convention on Climate Change, agreed, stressing the need for clear commitments, global governance and financing. There would be no second chance, he said, we have to get it right at Copenhagen.
This morning I also attended a discussion on the “State of Africa” with former UN Secretary General Kofi Annan, the President of Rwanda, Paul Kagame; the President of South Africa, Kgalema Motlanthe; the President of Senegal, Abdoulaye Wade; and the Prime Minister of Kenya, Raila Amolo Odinga.
Discussion focused on the impact of the economic crisis on Africa and the fear that progress made over the past 5-10 years will lose momentum as a result. Conflict in the DRC, Darfur, Kenya and Somalia, two military coups, and the crisis in Zimbabwe also threaten development progress in Africa. The session coincided with news from the WFP that Zimbabwe is now the world’s third largest recipient of food aid, with 75 per cent of the population unable to feed themselves.
The international donor community is called upon to honour its commitments to development assistance for Africa and not to allow the economic crisis to damage the tender shoots of development progress. Free and fair trade are also still critical. But African leaders need to have the courage to say “Enough is enough“ in both Zimbabwe and Darfur .
Hier après-midi, les esprits se sont chauffés ici à Davos pendant une session sur Gaza et le Moyen-Orient. Le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan a quitté le débat après s’être heurté au Président israélien Shimon Peres. Davos réunit un si grand nombre de personnes ayant des points de vue divergents qu’il est plutôt surprenant que celles ne fassent pas plus souvent des étincelles. Et après tout, le Moyen-Orient est l’un des sujets les plus délicats dont on discute ici.
Le conflit du Moyen-Orient, et bien d’autres, est souvent considéré comme un conflit entre religions, et la question de savoir si la religion fait partie du problème ou si elle peut être en partie une solution a justement fait l’objet d’une discussion ce matin, lors d’une réunion rassemblant les responsables des religions chrétienne, juive, musulmane et bouddhiste. S’agissant d’une session confidentielle, je ne peux pas vous raconter dans les détails ce qui a été dit, mais je peux dire que, contrairement à la réunion d’hier soir, celle-ci s’est déroulée dans la bonne humeur, la compassion et le respect réciproque, et j’ai pu y entendre de bonnes histoires et d’excellentes blagues que je pourrais raconter au moment approprié. Voici ce que j’en retiens : ne pas se prendre trop au sérieux et avoir un bon sens de l’humour, ce sont les grandes atouts dans les relations entre différentes cultures et religions.
L’un des points importants dégagés pendant le débat est le besoin de respecter les différences, en particulier à ce moment de l’histoire où jamais il n’y a eu autant de personnes vivant en contact avec d’autres cultures. Même si nos voisins n’ont pas été créés à “notre” image, ils ont été néanmoins créés à l’image de Dieu. Un deuxième point : une transformation personnelle, basée sur la compassion et le service aux autres, est nécessaire pour rompre la spirale de la haine.
On a posé la question: est-il possible de respecter une foi autre que la sienne, ou pense-t-on que sa propre foi est la seule foi authentique ? Il a été souligné que la tolérance religieuse est un signe de foi solide; si l’on a la foi en sa propre religion, il est facile d’écouter et d’essayer de comprendre celle des autres.
La religion a joué un rôle plus important dans les débats de cette année, et l’accent a été mis sur les valeurs en général. Il a été remarqué que l’inclusion d’un responsable religieux dans un panel discutant de capitalisme aurait paru très étrange il y a juste quelques années, mais que cela semble tout à fait approprié en 2009.
Cette année, les changements climatiques sont un sujet prioritaire. Une session a été tenue ce matin sur ce qui est nécessaire pour pouvoir présenter un accord à la conférence de Copenhague. J’ai aussi participé à un déjeuner privé organisé par le Programme alimentaire mondiale des Nations Unies (PAM), au cours duquel les responsables de gouvernement, les grandes ONG internationales et les organismes des Nations Unies avec les PDG des grandes entreprises ont discuté de comment adapter l’économie mondiale aux changements climatiques.
Quelques questions fondamentales ont été traitées : la communauté internationale saura-t-elle mobiliser les fonds publics nécessaires pour s’attaquer au défi de l’adaptation dans le contexte économique actuel? Et compte tenu de toutes les autres priorités, saura-t-elle faire face à ce défi avec l’urgence nécessaire? Il est de plus en plus évident que les changements climatiques ne représentent pas seulement l’un des grands défis du 21e siècle, mais qu’ils sont aussi inextricablement liés à d’autres problèmes sérieux auxquels nous sommes confrontés, comme la pauvreté, le conflit, la migration, l’eau et la sécurité alimentaire.
Ce n’est qu’au moyen d’efforts concertés entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile, en se basant sur les valeurs communes, l’engagement en faveur de la justice et le bien commun, que nous façonnerons de nouveaux modèles de développement pour tous.
L’urgence de la question climatique a été soulignée par l’ancien Vice-président des E.-U. Al Gore, qui a affirmé que le temps manque et qu’il est fondamental d’obtenir un accord contraignant à Copenhague cette année. Yvo De Boer, Secrétaire exécutif de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, s’est dit d’accord et a souligné le besoin d’engagements bien définis, d’une gouvernance mondiale et de financements. Il n’y aura pas de deuxième chance, a-t-il affirmé, nous devons saisir celle de Copenhague.
Ce matin, j’ai également participé à un débat sur “L’état de l’Afrique ” avec l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, le Président du Rwanda, Paul Kagame, le Président d’Afrique du Sud, Kgalema Motlanthe; le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade et le Premier Ministre du Kenya, Raila Amolo Odinga.
Le sujet du débat était l’impact de la crise économique sur l’Afrique et la crainte que, à cause de celle-ci, les progrès faits au cours des 5-10 derniers ans perdent de l’élan. Les progrès en termes de développement en Afrique sont menacés aussi par les conflits en RDC, au Darfour, au Kenya et en Somalie, deux coups militaires et la crise au Zimbabwe. La session a coïncidé avec la nouvelle annoncée par le PAM que le Zimbabwe est maintenant le troisième destinataire au monde de l’aide alimentaire, 75% de la population ne pouvant pas pourvoir à ses propres besoins.
La communauté internationale des donateurs est appelée à honorer ses engagements à aider le développement pour l’Afrique et à ne pas permettre que la crise économique étouffe les jeunes pousses des progrès pour le développement. Le libre commerce et le commerce juste sont encore des questions cruciales. Mais les responsables africains doivent avoir le courage de dire “assez, c’est assez“ au Zimbabwe et au Darfour.
Los ánimos se encendieron ayer por la tarde en una sesión sobre Gaza y el Oriente Medio, aquí en Davos. El Primer Ministro de Turquía, Recep Tayyip Erdogan, abandonó la discusión después de un choque con el presidente israelí Shimon Peres. Davos reúne a tanta gente con puntos de vista contrarios que quizá es de sorprender que no haya conflictos más a menudo. Después de todo, el Oriente Medio es uno de los temas más delicados que se están discutiendo.
A menudo, el conflicto en el Oriente Medio, y muchos otros, se consideran desde la perspectiva de un enfrentamiento entre diferentes religiones y la cuestión de si la religión es parte del problema, o puede ser parte de la solución, fue apropiadamente el tema de la discusión realizada esta mañana. La misma reunió a líderes de las fes cristiana, judía, musulmana y budista. Esta fue una reunión “confidencial”, por lo que no puedo dar información en detalle sobre lo que se dijo; pero puedo decir que, en contraste con la reunión de anoche, se realizó de buen talante y en un clima de compasión y respeto mutuo. Asimismo me proporcionó algunas buenas anécdotas y excelentes bromas, las cuales relataré en el momento apropiado. Me llamó mucho la atención el hecho de que no darse demasiada importancia y tener un buen sentido del humor son grandes cualidades cuando se trata de relaciones entre diferentes culturas y religiones.
Uno de los puntos importantes que surgió de la discusión fue la necesidad de respetar la diferencia, especialmente en este momento en la historia: nunca antes ha habido tantas personas viviendo en contacto cercano con otras culturas. Aunque nuestros vecinos no hayan sido creados a “nuestra” imagen, han sido creados a imagen de Dios. Un segundo punto fue que se necesita de una transformación personal, basada en la compasión y el servicio a otros, para romper el círculo de odio.
Se planteó la pregunta de si es posible respetar a una fe diferente cuando uno cree que su fe es la única fe verdadera. Se estableció que la tolerancia religiosa es una señal de la fortaleza de la fe; si uno está seguro de su fe es fácil escuchar y tratar de entender otra.
La religión ha asumido un papel más destacado en las discusiones de este año en Davos, junto con el enfoque en los valores en general. Se señaló que hace algunos años hubiera parecido muy extraño incluir a un líder religioso en un panel de discusión sobre capitalismo; sin embargo, aquí, en 2009, pareció muy apropiado.
Un tópico prioritario en la agenda de este año es el cambio climático. Esta mañana hubo una sesión que examinó qué es lo que se necesita para lograr un acuerdo en la reunión de Copenhague. También asistí a un almuerzo privado organizado por el Programa de Alimentos de la ONU en donde líderes gubernamentales, las grandes ONG y las agencias de la ONU, junto con los CEO de empresas importantes discutieron cómo adaptar la economía mundial a un clima cambiante.
Se abordaron algunas cuestiones fundamentales, tales como si la comunidad internacional podrá movilizar los fondos públicos necesarios para enfrentar el desafío de adaptación en el clima económico actual. Y, tomando en cuenta todas las otras prioridades concurrentes ¿podrá abordar el reto con suficiente urgencia? Cada vez es más claro que el cambio climático no sólo es uno de los mayores retos del siglo XXI, sino que también está inextricablemente ligado a muchos otros de los serios problemas a que nos enfrentamos, tales como pobreza, conflicto, migración, seguridad del agua y seguridad alimentaria.
Los nuevos modelos de desarrollo para todos únicamente se podrán crear a través de un esfuerzo concertado de los gobiernos, el sector privado y la sociedad civil, basado en valores compartidos y en el compromiso para con la justicia y el bien común.
El ex-vicepresidente de los Estados Unidos, Al Gore, enfatizó la urgencia del problema climático al decir que se estaba acabando el tiempo y que era fundamental lograr un acuerdo vinculante este año en Copenhague. Yvo de Boer, Secretario Ejecutivo de la Convención Marco de la ONU sobre el Cambio Climático, estuvo de acuerdo con esto y enfatizó la necesidad de que haya claridad en los compromisos, la gobernanza y el financiamiento mundiales. No habrá una segunda oportunidad, dijo, tenemos que acertar en Copenhague.
Esta mañana también asistí a una discusión sobre el “Estado de África”, la cual contó con la participación del ex-secretario general de la ONU, Kofi Annan; el presidente de Ruanda, Paul Kagame; el presidente de Sudáfrica, Kgalema Motlanthe; el presidente de Senegal, Abdoulaye Wade; y el Primer Ministro de Kenia, Raila Amolo Odinga.
La discusión se centró en el impacto de la crisis económica en África y el temor de que, como resultado, el progreso que se ha realizado en los últimos 5-10 años perderá impulso. El conflicto en la República Democrática del Congo, Kenia y Somalia, dos golpes militares y la crisis en Zimbabwe también amenazan el progreso del desarrollo en África. La sesión coincidió con el informe del Programa de Alimentos de la ONU que indica que actualmente Zimbabwe es el tercer receptor de ayuda alimentaria mundial y que el 75% de la población no tiene acceso a suficientes alimentos.
Se hace un llamado a la comunidad donante internacional para que cumpla con sus compromisos para con la asistencia para el desarrollo para África y para que no permita que la crisis económica perjudique los delicados retoños del progreso en el desarrollo. El libre comercio y el comercio justo siguen siendo críticos. Sin embargo, tanto en Zimbabwe como en Darfur, los líderes africanos deben tener coraje para decir “ya basta”.


