“Déjà -vu”: Learning about HIV and AIDS in Congo

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By Rev. Msgr. Robert J. Vitillo, Head of Caritas Internationalis Delegation in Geneva and Special Advisor on HIV/AIDS

During my recent visit to Kinshasa, the capital of the Democratic Republic of Congo, I thought that I had been parachuted 20 years back in time as I witnessed the situation of HIV care and treatment there.

I expressed great interest when the Caritas Congo staff offered to arrange a visit to Mama Yemo Hospital, the national reference hospital and the public hospital of Kinshasa. I had heard a great deal about this hospital from Dr. Peter Piot, former Executive Director of UNAIDS, who had conducted early research both on the Ebola virus and on HIV at this very hospital.

My “tour” was conducted by the Medical Director, who was pleased that a representative of Caritas Internationalis should visit and who was familiar with the excellent work of Caritas DR Congo.

It was during my visit that I had the sensation of “déjà vu”, since the conditions there were similar to those that could be found twenty years ago when I visited hospitals in east Africa that were buckling under the heavy demand for AIDS patient care during those earliest times of the HIV pandemic.

The director informed me that up to 60% of patients in the internal medicine department of the hospital were suffering from HIV. Some patients eventually can benefit form the anti-retroviral treatment programmes that increasingly are available in the country. Many though are diagnosed at a late stage of HIV disease and have little hope to benefit from the medications. As we entered ward after ward of the hospital, I saw patients wasting away and family members desperately trying to feed their relatives who seemed to weak to swallow the food being placed in their mouths.

Although Mama Yemo is a public hospital, it receives no operating grant from the government. The Director told me that the operating costs of the hospital must be covered by the fees paid by patients – even though the main users of this hospital are the poor people living in Kinshasa and the surrounding region. I began to understand better the poor conditions that I observed on the wards.

People were too poor to pay fees are put in the indigent ward. Here, according to the hospital Director, patients survived on the generosity of Church–related institutions, such as Caritas and those of religious orders, which provided for nourishment as well as social and pastoral services for these persons who could be counted among the “poorest of the poor”.

Conditions such as these were among the factors motivated the Episcopal Conference of DR Congo to launch a 3-year plan of response to HIV and AIDS in the country. The projected budget for this action is some US $144 million, and Caritas DR Congo will be mandated to play a key role in the programme. The actions will include HIV Education; Medical, spiritual, emotional, and socio-economic assistance; legal services; and communication and advocacy efforts.

After observing the conditions at Mama Yemo Hospital, I was more convinced than ever about the urgency for this Church response to AIDS in this country. With a population of some 63 million people, a life expectancy rate of 47 years, some 450,000 adults living with HIV, and approximately 50,000 children living with this virus, the Democratic Republic of Congo is desperately in need of scaled-up response of the Church to the HIV epidemic there. The Church, in fact, already covers some 40% of health care and more than 50% of tuberculosis care in the country.

My fervent hope is that the government as well as intergovernmental, and sister Church donors will generously respond to the appeal of the bishops of Congo and of Caritas DR Congo to extend solidarity and support to these efforts



“Déjà -vu”: Leçon sur le VIH et le SIDA au Congo

Par le Rév. Mgr. Robert J. Vitillo, représentant de la Délégation Caritas Internationalis à Genève et Conseiller Spécial pour le VIH et le SIDA.

Lors de ma dernière visite à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, j’ai cru avoir été parachuté 20 ans en arrière en découvrant la situation précaire des traitements et des soins dispensés contre le VIH.

J’ai exprimé un vif intérêt lorsque le personnel de Caritas Congo a proposé d’organiser une visite à l’Hôpital Mama Yemo, l’hôpital de référence nationale, qui est également l’hôpital public de Kinshasa. J’avais beaucoup entendu parler de cet hôpital par le Docteur Peter Piot, l’ancien directeur exécutif d’UNAIDS qui y avait effectué des recherches sur le virus Ebola et sur le VIH.

Ma “visite” fut dirigée par le Directeur de l’hôpital, qui était ravi de recevoir un représentant de Caritas Internationalis et qui connaissait l’excellent travail réalisé par Caritas RD Congo.
Au cours de ma visite, j’ai ressenti un sentiment de “déjà vu”, car les conditions étaient similaires à celles que j’avais connues il y a vingt ans lorsque j’avais visité des hôpitaux en Afrique de l’Est, qui croulaient sous les demandes d’admission de patients atteints par le virus du SIDA, comme c’était le cas durant les premiers temps de la pandémie du VIH.

Le directeur m’a informé que 60 % des patients qui se trouvaient au sein du service de médicine générale de l’hôpital étaient atteints du VIH. Certains patients peuvent finalement bénéficier des programmes de traitements antirétroviraux qui sont de plus en plus accessibles dans le pays. Cependant, nombre d’autres patients sont diagnostiqués en phase terminale de la maladie du VIH et ont peu d’espoir de pouvoir bénéficier de médicaments. En visitant les différents services de l’hôpital, j’ai vu des patients dépérir et des familles qui essayaient désespérément de nourrir des proches trop faibles pour pouvoir avaler la nourriture placée dans leurs bouches.

Bien que Mama Yemo soit un hôpital public, il ne reçoit aucun financement de la part du gouvernement. Le Directeur m’a déclaré que les coûts d’exploitation de l’hôpital devaient être couverts par les frais médicaux payés par les patients, et les principaux usagers de cet hôpital sont les personnes les plus démunies qui vivent à Kinshasa et dans la région voisine. J’ai commencé à mieux comprendre les conditions de précarité que je remarquai dans les services.

Les gens n’avaient pas les moyens de payer les frais médicaux et étaient placés dans un service d’hébergement d’urgence. D’après le Directeur de l’hôpital, les patients y survivaient grâce à la générosité des institutions religieuses comme Caritas ou les organisations des ordres religieux, qui fournissent une aide alimentaire ainsi que des services sociaux et de soutien à ces personnes qui comptent parmi les “les plus démunies des démunis”.

De telles conditions de précarité ont été un des facteurs déclencheurs qui ont conduit la Conférence Episcopale de la République Démocratique du Congo à mettre en place un plan sur 3 ans de lutte contre le VIH et le virus du SIDA dans ce pays. Le budget prévisionnel pour cette action est de $144 millions US, et Caritas RD Congo jouera un rôle primordial dans ce programme. Les principales actions : éducation au VIH, soutien médical, spirituel, émotionnel et socio-économique, mise en place de services juridiques, actions de communication et de défense des intérêts.

Après avoir pu observer les conditions de précarité de l’hôpital Mama Yamo, j’étais plus convaincu que jamais du caractère d’urgence de la lutte de l’Eglise contre le virus du SIDA au Congo. Avec une population de 63 millions d’habitants, un taux d’espérance de vie à 47 ans, 450 000 adultes atteints par le VIH et environ 50 000 enfants vivant avec ce virus, la République Démocratique du Congo a cruellement besoin d’une mobilisation plus importante de l’Eglise dans la lutte contre l’épidémie du VIH dans ce pays. En effet, l’Eglise fournit déjà 40% des soins médicaux et plus de 50% des traitements contre la tuberculose au Congo.
Mon plus fervent espoir est que le gouvernement, ainsi que les donateurs intergouvernementaux et religieux, répondront généreusement à l’appel des évêques du Congo et de Caritas RD Congo pour accroître la solidarité et le soutien aux actions réalisées.

1 Comment

Filed under Caritas news

One Response to “Déjà -vu”: Learning about HIV and AIDS in Congo

  1. muyembe muzinga baby

    je suis technicien des analyse bio medical à l’institut national de recherche bio medical de kinshasa-gombe en sigle I.N.R.B, je viens au près de vous solliciter un poste entaque technicien dans le service de virologie dont là où je fait le VHI, la grippe,etc…

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