By Lesley-Anne Knight, Secretary General, Caritas internationalis
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Returning to Rome from Davos, I have mixed feelings about this year’s World Economic Forum. I have been encouraged by the discussions on values, which have featured prominently this year and have been the main focus of my contributions. It has been interesting to see how the business and finance communities have engaged with this topic. I have been pleased to spot at least one banker attending sessions at which I have spoken!
I have also been impressed with how participants have got behind the relief efforts for Haiti, encouraged to a large extent by President Bill Clinton.
The World Economic Forum is good at responding to crises, at identifying innovative solutions, at tackling new challenges – in the words of this year’s theme, at “rethinking, redesigning and rebuilding”. But what concerns me is that the old, chronic problems of the world – like poverty, for instance – should not be neglected.
A session on the Millennium Development Goals, held in the main Congress Hall and featuring an impressive panel including the prime minister of Zimbabwe Morgan Tsvangirai, attracted a disappointingly small audience, comprised, as far as I could see, mainly of NGO representatives and politicians. The session highlighted the considerable progress that has been made and the need to keep the momentum going. Microsoft founder and philanthropist Bill Gates stressed the need to keep up pressure on governments to honour their financial commitments to achieving the MDGs. Former New Zealand prime minister Helen Clark, who now heads up the UN Development Programme, said that the delivery of financial aid to Africa was woefully below target and that there was a strong moral case for governments to honour their commitments. Jeffrey Sachs of the UN Millennium Project said that the lack of finance had nothing to do with the global recession but was a deep-seated political problem.
My final input to the World Economic Forum was as discussion leader at a workshop entitled “Lessons from the Past to Redesign Future Values”, organised by the Faith Communities at the Forum. Taking part were policymakers and leaders from business and NGOs, social entrepreneurs, academics and media representatives. The discussions made clear that international institutions are underperforming on core objectives such as poverty eradication, sustainable economic growth, human security, conflict avoidance and many more.
The aim of the two hour debate was to learn about historical shifts in values and to design a new vision for the values that should underpin our global economy and society. Among the other discussion leaders were Jody Williams, Nobel Peace Laureate and Chair of the Canadian Nobel Women’s Initiative, Rabbi Awraham Soetendorp of the Soetendorp Institute for Human Values in the Netherlands, Valdis Zatlers, President of Latvia, Michael Useem, Professor of Management and Director, Centre for Leadership and Change Management, The Wharton School, University of Pennsylvania, and David Tuckett, Professor of Psychoanalysis and Director of the Conference Programme, University College London.
As is often my experience, when people from such different professional and cultural backgrounds come together in conversation, we find common values which unite us around shared objectives without difficulty. These were outlined as being respect for the dignity of every human person, solidarity and concern for the common good and care for the most vulnerable in our society. But can our financial institutions now put these into practice? Can they be motivated not solely by profit but also genuinely serve the common good? Will development aid be targeted at meeting the needs of the poor rather than the national interests of donors? As Caritas people, as the sign and action of God’s love for all humanity, this must remain our hope.
En rentrant à Rome de Davos, mes sentiments à l’égard du Forum économique mondial de cette année étaient mitigés. Les débats sur les valeurs – une question qui s’est imposée cette année et qui a été l’objet principal de mes contributions – m’ont encouragée. C’était intéressant de voir comment les représentants des entreprises et des finances se sont engagées sur la question. J’ai été heureuse d’apercevoir au moins un banquier parmi les participants aux sessions dans lesquelles je suis intervenue!
Par ailleurs, j’ai été impressionnée par la façon dont les participants, encouragés principalement par le Président Bill Clinton, ont soutenu les secours d’Haïti.
Le Forum économique mondial sait bien répondre aux crises, identifier des solutions innovantes, faire face aux nouveaux défis et, en citant le thème de cette année, “repenser, remodeler et reconstruire”, mais ce qui me préoccupe personnellement, ce sont les vieux problèmes chroniques – comme la pauvreté, par exemple – qui ne devraient pas être oubliés.
Une session sur les Objectifs de développement du Millénaire, tenue dans la salle de congrès principale et présentant un groupe d’invités impressionnant – parmi lesquels le premier ministre du Zimbabwe Morgan Tsvangirai – a attiré un public malheureusement peu nombreux et, d’après ce que j’ai pu constater, constitué principalement de représentants d’ONG et de responsables politiques. La session a mis l’accent sur les progrès remarquables qui ont été accomplis et sur le besoin de garder l’élan. Bill Gates, fondateur de Microsoft et philanthrope a souligné qu’il faut maintenir la pression sur les gouvernements afin que ceux-ci respectent leurs engagements financiers pour la réalisation des ODM. Helen Clark, ancien Premier ministre de Nouvelle Zélande, actuellement Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, a affirmé que l’aide financière dispensée à l’Afrique était déplorablement au-dessous de l’objectif fixé et qu’il était moralement important que les gouvernements honorent leurs engagements. Jeffrey Sachs du Projet des Nations Unies pour le Millénaire a déclaré que le manque de financement n’a aucun rapport avec la récession mondiale, mais qu’il s’agit d’un problème politique profond.
Ma contribution finale au Forum économique mondial a consisté à mener le débat dans un atelier intitulé “Les leçons du passé pour remodeler les valeurs futures”, organisé par les communautés confessionnelles présentes au Forum. Parmi les participants figuraient des responsables et des dirigeants d’entreprises et d’ONG, des entrepreneurs sociaux, des intellectuels et des représentants de médias. Le débat a fait comprendre que les institutions internationales n’agissent pas assez efficacement pour réaliser les principaux objectifs, comme l’éradication de la pauvreté, la croissance économique durable, la sécurité humaine, la prévention des conflits et bien d’autres questions.
L’objectif du débat qui a duré deux heures était d’étudier les changements historiques en termes de valeurs et d’élaborer une nouvelle vision définissant les valeurs qui devraient être à la base de notre économie et société mondiales. Le débat a été mené entre autres par Jody Williams, prix Nobel pour la paix et Présidente du Mouvement canadien ‘Initiative des femmes du Nobel’, Rabbin Awraham Soetendorp de l’Institut Soetendorp pour les valeurs humaines aux Pays-Bas, Valdis Zatlers, Président de la Lettonie, Michael Useem, Professeur de gestion et Directeur du Centre for Leadership and Change Management, The Wharton School, Université de Pennsylvania, et David Tuckett, Professeur de psychanalyse et Directeur du Conference Programme, University College London.
Comme j’ai pu souvent constater, quand des personnes venant de différents milieux culturels et professionnels se réunissent pour converser, elles identifient des valeurs communes qui les unissent autour d’objectifs qu’elles partagent sans difficulté. Le respect de la dignité de chaque personne humaine, la solidarité, l’intérêt pour le bien commun et l’attention aux personnes les plus vulnérables de notre société, telles sont les valeurs qui ont été retenues. Or, nos institutions financières peuvent-elles traduire ces valeurs dans la pratique? Peuvent-elles non seulement être motivées par le profit, mais aussi servir vraiment le bien commun? L’aide au développement visera-t-elle à pourvoir aux besoins des pauvres plutôt qu’aux intérêts nationaux des donateurs? En tant que membres de Caritas, comme signe et action de l’amour de Dieu pour l’humanité tout entière, nous devons garder cet espoir.
Último día en Davos
de caritasinternationalis
En el viaje de vuelta a Roma desde Davos, mis sentimientos sobre el Foro Económico Mundial de este año están mezclados. Si, por una parte, me he sentido alentada por los debates sobre los valores, que han sido una característica predominante este año y un punto central de mis ponencias. Me resultó interesante comprobar que la comunidad del mundo de los negocios y las finanzas se interesaba por este tema. He notado con satisfacción que ¡al menos un banquero ha asistido a una de la sesiones en las que yo he presentado una ponencia!
También me ha sorprendido la manera en que los participantes han seguido las iniciativas para Haití, animados ampliamente por el Presidente Bill Clinton.
El Foro Económico Mundial es positivo a la hora de responder a las crisis, para identificar soluciones innovadoras, abordar nuevos retos – usando las palabras del tema de este año, para “reconsiderar, rediseñar y reconstruir”. Sin embargo, lo que a mí me preocupa es que los viejos y crónicos problemas del mundo – como la pobreza, por ejemplo – no sean desatendidos.
En el salón de actos principal, se celebró una sesión sobre los Objetivos de Desarrollo del Milenio, con un panel impresionante, que incluía al primer ministro de Zimbabue, Morgan Tsvangirai, y que atrajo a una decepcionante escasa audiencia, compuesta en su mayoría por representantes de ONG y políticos. La sesión destacaba los considerables progresos alcanzados y la necesidad de seguir adelante al mismo ritmo. El fundador de Microsoft y filántropo, Bill Gates, evidenció la necesidad de seguir ejerciendo presiones ante los gobiernos, para que mantengan sus compromisos financieros para alcanzar los ODM. La ex Presidente de Nueva Zelanda, Helen Clark, que ahora lidera el Programa de Desarrollo de la ONU, afirmó que el suministro de ayuda a África ha estado lamentablemente por debajo de los objetivos prefijados y que es una cuestión moralmente grave que los gobiernos no respeten sus compromisos de ayuda. Jeffrey Sachs, del Proyecto del Milenio de la ONU, afirmó que la falta de financiación no tenía nada que ver con la recesión global, porque era un problema político profundamente arraigado.
Mi última ponencia en el Foro Económico Mundial fue como moderadora líder de un taller cuyo título era “Lecciones del pasado para rediseñar los valores del futuro”, organizado por las comunidades confesionales presentes en el Foro. Participaron políticos y líderes del mundo de los negocios y ONG, empresarios de cooperativas, académicos y representantes de los medios de información. Los debates pusieron en evidencia que las instituciones internacionales no rinden lo suficiente respecto a objetivos prioritarios, como la erradicación de la pobreza, el crecimiento económico sostenible, la seguridad humana, la prevención de conflictos y otros muchos más.
El objetivo del debate de dos horas era saber el cambio histórico registrado en los valores, con el fin de diseñar una nueva visión de los mismos, que pueda apuntalar nuestra economía y sociedad globales. Entre otros líderes, participaron en los debates: Jody Williams, Premio Nobel de la Paz y Presidenta de la Iniciativa de las Mujeres Premio Nobel; Rabbi Awraham Soetendorp, del Instituto holandés Soetendorp para los Valores Humanos; Valdis Zatlers, Presidente de Letonia; Michael Useem, Catedrático de Gestión y Director del Centro para el Liderato y Cambio en la Gestión, The Wharton School, Universidad de Pensilvania; y David Tuckett, Catedrático de Psicoanálisis y Director del Programa de Conferencias, University College de Londres.
Como he notado con frecuencia, cuando personas de experiencias y culturas diferentes se reúnen en una conversación, sin dificultades, encuentran valores comunes que les une entorno a objetivos compartidos. Esos objetivos fueron indicados como: el respeto de la dignidad de todo ser humano, la solidaridad, la preocupación por el bien común y por los más vulnerables de nuestra sociedad. ¿Pero pueden nuestras instituciones financieras ponerlos ahora en práctica? ¿Pueden estar motivadas no sólo por los beneficios, sino que realmente estén al servicio del bien común? ¿Podrán las organizaciones para el desarrollo tener como objetivo responder a las necesidades de los pobres, en lugar de los intereses nacionales de los donantes? Porque somos gente de Caritas, como señal y acto del amor de Dios por todo la humanidad, esa tiene que seguir siendo nuestra esperanza.


