
Caritas Lebanon Migrant Center employee Mya Ziadeh with a child at Saloum border crossing between Libya and Egypt. Credit: Donal Reilly
Available in French and Spanish
By Lesley-Anne Knight, Secretary General of Caritas Internationalis
The headlines have been dominated by the conflicts in Libya and across the Middle East, a descent into civil war in Cote D’Ivoire and the terrible earthquake and tsunami disaster in Japan.
Caritas has sent two Emergency Response Teams to the Libyan-Egyptian and the Libyan-Tunisian borders and is providing emergency aid such as food, health care and counselling to thousands of stranded migrants.
I have visited Caritas Japan, and know it’s wonderful work. So I know the resilience and courage they will have as they respond to a 9.0 magnitude earthquake off the northern coast of Japan on 11th March 2011. Caritas has been giving out blankets and supporting parishes in providing food.
Hundreds of thousands of Ivoirians have already fled their homes to escape the violent post-election clashes in Côte d’Ivoire. Caritas is providing food, health care, sanitation and more to thousands of displaced people inside Côte d’Ivoire and in nearby Liberia.
In between responding to these disasters, the Caritas Internationalis General Secretariat has been preparing for its General Assembly in May, when 400 or so senior representatives from the membership will be in Rome. A welcome pack is already available on www.caritas.org.
International Women’s Day on the 8th March was a moment to reflect on the female face of poverty at an event held at the Australian Embassy to the Holy See. I was privileged to be the speaker at this event.
Progress towards equality between men and women has been made in some areas, such as school enrolment and health. At the same time, much more needs to be done to close the gap between men and women in critical areas such as decision-making and preventing violence against women.
In terms of education, the rate of enrolled primary-school-aged girls increased from 79 to 86 per cent in the period from 1999 to 2007. But still, two thirds of the 774 million adults in our world who do not read or write are women.
Women are subjected to different forms of violence, including physical, sexual, psychological and economical violence, with the perpetrators most often being intimate partners.
It is estimated that between 100 and 157 million women and girls worldwide are affected by female circumcision or genital mutilation. A further two million girls are added to this figure every year.
Women, usually migrants, domestic workers, those cleaning toilets in our airports or caring for our elderly, face marginalisation because of the way we look at them, as strangers rather than neighbours, as a burden rather than productive human beings, with suspicion rather than friendship.
One of my ideals for our work as Catholic humanitarian organisations coming together in a global confederation is a world where we are one human family and therefore where poverty has been eradicated. When we truly feel the suffering of others, we cannot help but question the reasons for that suffering. And the roots of poverty are often fed by the political and economic choices in both North and South.
Women and girls are not only most vulnerable to poverty, they are also a vital part of the solution to alleviating and eradicating it. Their role at the heart of family, community and society makes them powerful players in improving all aspects of life.
For instance, even minimum education for girls has been shown to improve levels of family health and to reduce infant and maternal mortality. A girl educated to primary level is likely to marry at a later age and have a healthier family than a girl who never when to school.
For Caritas organisations, focusing on the feminisation of poverty will mean different things according to the context in which they work. Education, health care, promoting equal civil rights, ownership of land for example, freedom of movement, promoting women farmers, entrepreneurs.
In countries of origin for migrants it might mean making women and girls aware of the risks involved, and helping migrant workers who want to return home; in host countries it might mean campaigning for more legal channels of migration and ensuring proper regulation of working conditions for migrants.
(All stats United Nations Statistics Division, Department of Economic and Social Affair. http://unstats.un.org/unsd/wsd)
Lettre de Rome
De Lesley-Anne Knight, secrétaire générale de Caritas Internationalis
Les manchettes ont été dominées par les conflits en Libye et dans l’ensemble du Moyen-Orient, la Côte d’Ivoire plongée dans la guerre civile et le terrible tremblement de terre et le tsunami au Japon.
Caritas a dépêché deux équipes de secours d’urgence à la frontière libyo-égyptienne et à la frontière libyo-tunisienne et achemine de l’aide d’urgence sous forme de vivres, de soins de santé et de services de consultation psychologique à des milliers de migrants bloqués dans cette région.
J’ai visité Caritas Japon, et je sais qu’ils accomplissent un travail remarquable. Je suis consciente également de la résilience et du courage qu’il faut pour répondre au séisme de magnitude de 9,0 qui s’est produit au large des côtes au nord du Japon le 11 mars 2011. Depuis, Caritas a distribué des couvertures et appuyé les paroisses dans la fourniture de vivres.
Des centaines de milliers d’Ivoiriens ont déjà fui leur foyer pour échapper aux violents conflits postélectoraux en Côte d’Ivoire. Caritas fournit des vivres, des soins de santé, des services d’assainissement et plus encore à des milliers de personnes déplacées à l’intérieur de la Côte d’Ivoire et dans le Libéria voisin.
Tout en coordonnant la réponse à ces catastrophes, le Secrétariat général de Caritas Internationalis poursuit les préparatifs de son Assemblée générale qui aura lieu en mai, alors que quelque 400 importants représentants des membres se réuniront à Rome. Un dossier de bienvenue est déjà disponible à l’adresse : www.caritas.org.
Le 8 mars, Journée internationale de la femme, a été l’occasion de réfléchir au visage féminin de la pauvreté à l’occasion d’un événement organisé à l’ambassade australienne au Saint-Siège. J’ai eu le privilège d’être la conférencière à cet événement.
Des progrès vers l’égalité entre les hommes et les femmes ont été accomplis dans certains secteurs, comme l’inscription à l’école et la santé. Parallèlement, il reste encore beaucoup à faire pour combler l’écart entre les hommes et les femmes dans des secteurs critiques comme la prise de décision et la prévention de la violence contre les femmes.
Au chapitre de l’éducation, le taux d’inscription des filles à l’école primaire a grimpé de 79 à 86 pour cent dans la période de 1999 à 2007. Mais encore aujourd’hui, deux tiers des 774 millions d’adultes dans notre monde qui ne savent ni lire ni écrire sont des femmes.
Les femmes sont soumises à diverses formes de violence, y compris la violence physique, sexuelle, psychologique et économique, et les auteurs de cette violence sont, le plus souvent, parmi leurs partenaires intimes.
On estime entre 100 et 157 millions le nombre de femmes et de jeunes filles dans le monde entier qui sont affectées par la circoncision féminine ou la mutilation génitale. Chaque année, deux millions de jeunes filles viennent s’ajouter à ce nombre.
Des femmes, souvent des migrantes, des travailleuses domestiques, celles qui nettoient les toilettes de nos aéroports ou qui s’occupent de nos personnes âgées, font face à la marginalisation à cause de la manière dont nous les regardons, comme des étrangères plutôt que des voisines, comme un fardeau plutôt que des êtres humains productifs, avec méfiance plutôt qu’avec amitié.
Un de mes idéaux pour notre travail comme organisations humanitaires catholiques réunies en une confédération internationale est celui d’un monde où nous formons une seule famille humaine et duquel la pauvreté a été éliminée. Lorsque nous ressentons véritablement la souffrance d’autrui, nous ne pouvons faire autrement que de remettre en cause les raisons de cette souffrance. Et les racines de la pauvreté sont souvent alimentées par les choix politiques et économiques, au Nord comme au Sud.
Non seulement les femmes et les jeunes filles sont-elles plus vulnérables à la pauvreté, mais elles forment aussi un élément essentiel de la solution pour l’atténuer et l’éradiquer. Leur rôle au cœur de la famille, de la communauté et de la société en fait de puissants acteurs de l’amélioration de la vie dans tous ses aspects.
Par exemple, il est établi que même l’éducation minimale des jeunes filles améliore la santé familiale et réduit la mortalité infantile et maternelle. Une jeune fille qui a reçu une instruction au niveau primaire est susceptible de se marier plus tard et d’élever une famille en meilleure santé qu’une jeune fille qui n’a jamais fréquenté l’école.
Pour les organisations Caritas, se concentrer sur la féminisation de la pauvreté prendra différentes formes selon le contexte dans lequel elles fonctionnent, qu’il s’agisse de l’éducation, des soins de santé, de la promotion des droits civiques égaux, de la propriété foncière, de la liberté de circulation, ou de la promotion de l’agriculture et de l’esprit d’entreprise chez les femmes.
Dans les pays d’origine des migrants, cela pourrait vouloir dire informer les femmes et les jeunes filles des risques et venir en aide aux travailleurs migrants qui veulent rentrer chez eux; dans les pays d’accueil, cela pourrait vouloir dire faire campagne pour plus de voies de migration légales et assurer la régulation adéquate des conditions de travail des migrants.
(Toutes les statistiques proviennent de la Division de la statistique des Nations Unies, Département des affaires sociales et économiques. http://unstats.un.org/unsd/wsd)
Carta desde Roma
Por Lesley-Anne Knight, Secretaria General de Caritas Internationalis
Los titulares han estado dominados por los conflictos en Libia y el Oriente Medio, la caída en guerra civil en Costa de Marfil, y el terrible terremoto y el tsunami en Japón.
Caritas ha enviado a dos Equipos de Respuesta a Emergencias a las fronteras de Libia con Egipto y Túnez, y está suministrando ayuda de emergencia como alimentos, atención médica y orientación psicológica para miles de migrantes varados.
Yo he visitado Caritas Japón y conozco su maravilloso trabajo. También sé de la resiliencia y coraje que tendrán al responder al terremoto de 0,9 grados de magnitud ocurrido en la costa norte de Japón el 11 de marzo de 2011. Caritas ha estado repartiendo mantas y ayudando a las parroquias a suministrar comestibles.
Cientos de miles de ciudadano de Costa Marfil ya han tenido que abandonar sus hogares huyendo de los violentos enfrentamientos postelectorales en el país. Caritas les está suministrando alimentos, atención médica, saneamiento y más a miles de desplazados en Costa de Marfil y en el cercano país de Libia.
Al mismo tiempo que responde a estas emergencias, el Secretariado General de Caritas Internationalis se ha estado preparando para su Asamblea General que se llevará a cabo en mayo, cuando alrededor de 400 altos representantes de sus miembros se reunirán en Roma. El paquete de bienvenida ya se encuentra disponible en www.caritas.org.
El Día Internacional de la Mujer, el 8 de marzo, fue un momento para reflexionar sobre el rostro femenino de la pobreza en un evento realizado en la embajada australiana ante la Santa Sede. Yo tuve el privilegio de ser uno de los ponentes en este evento.
Se han realizado avances en algunas áreas en lo que respecta a la igualdad entre hombres y mujeres, como en matriculación escolar y salud. Al mismo tiempo, queda mucho por hacer para cerrar la brecha entre hombres y mujeres en áreas fundamentales como toma de decisiones y prevención de la violencia contra la mujer.
En cuanto a educación, la tasa de niñas matriculadas en educación primaria aumentó de 79 a 86 por ciento en el período 1999-2007. Sin embargo, dos tercios de los 774 millones de adultos en nuestro mundo que no saben leer o escribir son mujeres.
La mujeres son sometidas a diferentes formas de violencia, incluyendo física, sexual, psicológica y económica; y los autores son con mayor frecuencia sus parejas.
Se estima que entre 100 y 157 millones de mujeres y niñas en todo el mundo están afectadas por la circuncisión femenina o mutilación genital. Otros dos millones de niñas se añaden cada a año a esta cifra.
Las empleadas domésticas, generalmente inmigrantes, que limpian los servicios sanitarios en nuestros aeropuertos o cuidan a nuestros ancianos, se enfrentan a marginación por la forma en que las vemos, como extrañas en vez de como prójimos, como una carga en vez de como seres humanos, con sospecha en vez de con amistad.
Uno de mis ideales para nuestro trabajo como organizaciones humanitarias católicas congregadas en una confederación mundial es un mundo en donde todos somos una familia humana y, por consiguiente, en donde la pobreza ha sido erradicada. Cuando realmente sentimos el sufrimiento de otros, no podemos evitar cuestionar las razones de ese sufrimiento. Y las raíces de la pobreza son alimentadas a menudo por las opciones políticas y económicas, tanto en el norte como en el sur.
Las mujeres y las niñas no son sólo las más vulnerables a la pobreza, también son parte fundamental de la solución para aliviarla y erradicarla. Su papel al centro de la familia, la comunidad y la sociedad hace que sean actores protagónicos en los esfuerzos para mejorar todos los aspectos de la vida.
Por ejemplo, se ha demostrado que incluso la educación más básica para las niñas mejora los niveles de salud familiar y reduce la mortalidad infantil y materna. Una niña educada a nivel primario tiende a casarse más tarde y a tener una familia más sana que una niña que nunca asistió a la escuela.
Para las organizaciones Caritas, enfocarse en la feminización de la pobreza representará diferentes cosas dependiendo del contexto en el que trabajen. Educación, atención médica, promoción de la igualdad de derechos civiles como la propiedad de tierras, la libertad de desplazamiento, promover a mujeres agricultoras, empresarias.
Para las migrantes, en los países de origen puede significar concienciar a las mujeres y las niñas sobre los riesgos involucrados y ayudar a las trabajadoras migrantes que desean retornar a su país; en los países anfitriones puede ser hacer campaña a favor de más canales legales de migración y asegurar que se regulen adecuadamente las condiciones laborales para las inmigrantes.
(Todas las estadísticas han sido extraídas de la División de Estadísticas de las Naciones Unidas, Departamento de Asuntos Económicos y Sociales. http://unstats.un.org/unsd/wsd)


