By: Lesley-Anne Knight, Secretary General of Caritas Internationalis
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“Why on earth are you going to Davos?” my friend asked incredulously. For her, attending the World Economic Forum was tantamount to fraternising with the enemy. It was a sell-out.
My friend is not alone in this view – I have been asked the same question in several media interviews, although couched in rather more moderate terms.
Media attention at the World Economic Forum has often focussed on the celebrities present and the extreme wealth of several of its leading participants. For some people it is just “Fat Cats having fun in the snow.”
There are certainly many fat cats here – and there is snow too. The fat cats fly in by helicopter and arrive at the Congress Centre in big black limousines with tinted windows. But it’s not just Fat Cats – there are ‘ordinary people’ too, who arrive pink-cheeked and breathless having trudged through the snow.
Among them are a group of vocal civil society participants who help to lend some balance to the proceedings at Davos, and who are not afraid to challenge the government and business leaders present over their responsibilities to the rest of society. They include the leaders of around 30 international NGOs and humanitarian organisations, such as the Red Cross, Oxfam, Save the Children, World Vision, Care, Amnesty International and Greenpeace. There are 20 religious and faith leaders present, ten of the world’s largest trade unions, as well as many of the world’s leading academics and thinkers. The Forum does not therefore solely represent a cosy club of neo-conservative business tycoons – there are various shades of opinion on offer, and a few dissident voices to be heard.
As a civil society representative, getting your voice heard is not guaranteed. We are, after all, in the minority here. And, unlike the business representatives, we don’t have to pay for the privilege. But I am pleased to say that this year I make my Davos debut as a panellist in a discussion on Values, Vision and Leadership. I have also been invited to participate in private meetings on Climate Change and the Global Water Crisis. So the possibility of making CI’s voice heard at a gathering of some of the world’s most influential decision-makers seems one good reason to be here.
Also present are the heads of many of the international institutions involved in humanitarian and development aid, with which CI deals on a regular basis. These include UN agencies such as Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), the High Commissioner for Refugees (UNHCR), the World Food Programme (WFP) and World Health Organisation (WHO). It is important for our relations with these organisations that CI is seen to be participating here along with the other major humanitarian organisations; and it is important for me to have the opportunity to meet their leaders.
More than 200 journalists are invited to the Forum, including the editors of many of the world’s most respected newspapers and leading television and radio presenters. Davos therefore also represents an important opportunity to raise CI’s global profile.
Davos is as much about listening as it is about speaking. And it is an opportunity to learn and to hear about new ideas. There are more than 100 top scientists and experts here, including leading authorities in fields such as climate change, HIV/AIDS, malaria, water and nutrition – all of them of vital importance to CI’s work.
Of the world leaders here this year, top billing goes to the likes of Vladimir Putin, Angela Merkel, Gordon Brown and Wen Jiabao. But is not just the major economies of the world who are represented. Smaller developing states also have a voice. Among the other heads of state present are the prime ministers of Kenya, Mozambique and Pakistan; the presidents of the Philippines, South Africa, Rwanda and Senegal.
And, of course, there are those Fat Cats. But, let us not forget that many of our larger Caritas Members, and other humanitarian organisations, receive large amounts of their funding from rich people. Many of these philanthropists are also present at Davos. Doesn’t it seem somewhat hypocritical to say that we are happy to accept their money but we are not going to sit at the same table as them and talk about how to make the world a better place?
I am under no illusion that the unacceptable faces of capitalism and of globalisation have had a devastating effect on many poor people. And the excessive consumption of the obscenely rich is indefensible when their fellow human beings are starving to death. But many of the problems the world faces today – issues like climate change, migration, and armed conflict – require global solutions and cooperation. In my view, there is nothing to be gained by refusing to engage with other sectors of society in trying to solve these problems.
“Mais pourquoi diable vas-tu à Davos?” m’a demandé une amie incrédule. Pour elle, participer au Forum économique mondial équivaut à fraterniser avec l’ennemi. C’est une trahison.
Mon ami n’est pas la seule à penser cela : la même question, formulée en termes plus modérés, m’a été posée lors de plusieurs interviews.
Au Forum économique mondial, l’attention des médias se concentre souvent sur les célébrités présentes et sur la richesse extrême de plusieurs de ses principaux participants. Pour certains, il n’y a que “des richards qui s’amusent sur la neige.”
Les richards sont certainement nombreux ici, et il y a aussi de la neige. Ils se déplacent en hélicoptère et arrivent au centre des congrès avec des grosses limousines noires aux vitres fumées. Mais il n’y a pas que des richards, il y a aussi des ‘gens ordinaires’, qui arrivent essoufflés et les joues rouges après avoir marché dans la neige.
Parmi eux, un groupe de participants de la société civile fait entendre sa voix. Ils contribuent à rééquilibrer les réunions de Davos et n’ont pas peur d’interpeller les gouvernements et les dirigeants d’entreprises pour que ceux-ci assument leurs responsabilités à l’égard du reste de la société. Il s’agit des responsables d’environ 30 ONG et organisations humanitaires internationales représentées à Davos, notamment Oxfam, Vision mondiale, Care, Amnesty International et Greenpeace. Ici, sont également présents 20 responsables religieux et confessionnels, 10 dirigeants de syndicats parmi les plus grands au monde, et de nombreux intellectuels et penseurs de renommée mondiale. Le Forum n’est donc pas exclusivement un club confortable réservé aux magnats néo-conservateurs – on peut y entendre différentes opinions et quelques voix dissidentes.
En tant que représentant de la société civile, on ne peut pas être sûr d’être écouté. Après tout, nous sommes une minorité ici. Et, contrairement aux représentants commerciaux, nous ne devons pas payer ce privilège. Mais je suis heureuse de dire que cette année, à Davos , j’ai débuté en tant que panéliste à un débat sur le thème Valeurs, vision et direction. J’ai été aussi invitée à participer aux réunions privées sur les changements climatiques et la crise mondiale de l’eau. Ainsi, la possibilité de faire entendre la voix de CI à une réunion rassemblant quelques uns parmi les décideurs les plus puissants au monde est, me semble-t-il, une bonne raison de ma présence ici.
Les responsables de nombreuses institutions internationales oeuvrant dans l’aide humanitaire et au développement, avec qui CI a affaire régulièrement, étaient aussi présents ; ils représentent notamment les organismes des Nations Unies telles que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR),le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale pour la santé (OMS). Il est important pour nos relations avec ces organisations que l’on voie CI participer à cet événement avec d’autres organisations humanitaires majeures; et il est important pour moi d’avoir la possibilité de rencontrer leurs responsables.
Plus de 200 journalistes sont invités au Forum, notamment les rédacteurs de nombreux journaux parmi les plus respectés au monde et les présentateurs des principales télévisions et radios. Davos représente donc aussi une occasion importante de faire connaître davantage CI.
A Davos, on parle et on écoute. C’est une occasion d’apprendre et d’entendre de nouvelles idées. Plus de 100 scientifiques et experts éminents sont présents ici, notamment les principales autorités dans des domaines tels que les changements climatiques, le VIH/sida, le paludisme, l’eau et la nutrition, qui revêtent la plus haute importance dans le travail de CI.
Parmi les dirigeants mondiaux présents ici cette année, les grandes vedettes sont Vladimir Poutine, Angela Merkel, Gordon Brown et Wen Jiabao. Mais les grandes économies du monde ne sont pas les seules à être représentées ici, des petits Etats en voie de développement font aussi entendre leur voix. Parmi les chefs d’Etat sont présents entre autres les premiers ministres du Kenya, du Mozambique et du Pakistan, et les Présidents des Philippines, d’Afrique du Sud, du Rwanda et du Sénégal.
Et il y aussi des magnats, bien sûr. Mais n’oublions pas que nombre de nos membres Caritas et d’autres organisations humanitaires reçoivent d’importants financements des personnes riches, et qu’un grand nombre de ces philanthropes sont aussi à Davos. Ne serait-ce en quelque sorte hypocrite d’affirmer : nous sommes heureux d’accepter votre argent mais nous ne nous asseyons pas à la même table que vous pour discuter de comment améliorer le monde ?
Je ne me fais guère d’illusion : les aspects inacceptables du capitalisme et de la mondialisation ont eu des effets dévastateurs sur beaucoup de personnes pauvres. Et la consommation excessive de ceux qui ont des richesses indécentes, alors que nos semblables meurent de faim, n’est pas défendable. Mais nombre des problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui – changements climatiques, migration, conflits armés – exigent des solutions et une coopération au niveau mondial. A mon avis, refuser de s’engager avec d’autres secteurs de la société pour essayer de résoudre ces problèmes ne mène à rien.
“¿Pero por qué tienes que ir a Davos?” me preguntó una amiga mía, incrédula. Para ella, participar en el Foro Económico Mundial era como fraternizar con el enemigo. Era como venderse.
Mi amiga no está sola, muchas personas piensan igual. En numerosas entrevistas me han preguntado lo mismo, aunque eran preguntas formuladas con términos más moderados.
Con frecuencia, la atención de los medios de información, en el Foro Económico Mundial, se ha concentrado en las personas famosas presentes y la excesiva riqueza de algunos de los participantes más destacados. Para algunos es sólo otra reunión de “peces gordos que se divierten en la nieve”.
Es cierto que aquí hay muchos peces gordos, así como nieve. Los peces gordos llegan a la ciudad en helicóptero y al Centro de Congreso en enormes limusinas negras, con ventanillas de cristales oscuros. Pero aquí no hay sólo peces gordos, sino también “gente corriente”, que llega con las mejillas rojas, jadeando, caminando con dificultad en la nieve.
Entre ellos hay un grupo de participantes que son vocales de la sociedad civil y ayudan a equilibrar los actos que se celebran en Davos. Este grupo no teme retar a los gobiernos y líderes económicos presentes, sobre sus responsabilidades ante el resto de la sociedad. Entre ellos hay líderes de unas 30 ONG internacionales y organizaciones humanitarias, como la Cruz Roja, Oxfam, Save the Children, World Vision, Care, Amnistía Internacional y Greenpeace. También hay 20 líderes religiosos y confesionales presentes, delegados de diez de los mayores sindicatos del mundo, así como numerosos y destacados intelectuales y pensadores. Por ello, el Foro no representa sólo un acogedor club neo-conservador de magnates del mundo de los negocios– la oferta cubre toda clase de opiniones y algunas voces disidentes.
Como representante de la sociedad civil, no existen garantías de que tu voz sea escuchada. Al fin y al cabo, aquí formamos parte de una minoría. Pero a diferencia de los participantes del mundo de los negocios, no tenemos que pagar por el privilegio. Aunque tengo la satisfacción de poder decir que hago mi debut en Davos, como participante en un grupo de debate sobre Valores, Visión y Liderazgo. También me han invitado a participar en reuniones privadas, sobre el Cambio Climático y la Crisis Mundial del Agua. Por ello, la posibilidad de conseguir que la voz de CI sea escuchada, en un foro de algunas de las personas más influyentes del mundo, me parece una buena razón para estar aquí.
También participan altos cargos de numerosas instituciones internacionales, empeñadas en el campo de la ayuda humanitaria y el desarrollo, con las que CI colabora frecuentemente. Entre ellas, podemos citar a organismos de la ONU, como la Oficina de Coordinación de Asuntos Humanitarios (OCHA), el Alto Comisionado para los Refugiados (ACNUR), el Programa Mundial de Alimentos (PMA) y la Organización Mundial de la Salud (OMS). Es importante para nuestras relaciones con esas organizaciones que CI sea vista participar aquí, junto con otras grandes organizaciones humanitarias, así como es importante para mí poder conocer a sus líderes.
Más de 200 periodistas han sido invitados al Foro, incluyendo a algunos editores de los más respetados periódicos del mundo y presentadores de televisión y radio. Por ello, Davos también representa una importante oportunidad para alzar el perfil de CI en ámbito mundial.
En Davos hay que escuchar, tanto como hablar. Y es una oportunidad para aprender y escuchar nuevas ideas. Aquí hay más de 100 grandes científicos y expertos, incluyendo autoridades líderes en campos como el cambio climático, el VIH/SIDA, el paludismo, el agua y la nutrición – todos ellos son asuntos de vital relevancia para el trabajo de CI.
De los líderes del mundo que asistirán este año, los más destacados son: Vladimir Putin, Angela Merkel, Gordon Brown y Wen Jiabao. Pero no están representadas sólo las más destacadas economías del mundo. También tiene voz algunos pequeños países en vías de desarrollo. Entre otros Jefes de Estados, podemos señalar los Presidente del Gobierno de Kenia, Mozambique y Pakistán; los Presidentes de Filipinas, Sudáfrica, Ruanda y Senegal.
Y claro, también están esos peces gordos. Pero, no hemos de olvidar que muchas de las mayores Caritas, y otras organizaciones humanitarias, reciben grandes donaciones de esa gente rica. Muchos de esos filántropos también están en Davos. ¿No les parece que es un poco hipócrita decir que aceptamos su dinero de buen grado, pero no nos vamos a sentar en la misma mesa que ellos, para hablar de cómo conseguir que el mundo sea un lugar mejor?
Soy perfectamente consciente de esas facetas inaceptables del capitalismo, que provocan efectos devastadores en los pobres. Y del consumismo excesivo de los obscenamente ricos, que resulta indefendible, mientras otros seres humanos, que son sus prójimos, se están muriendo de hambre. Sin embargo, muchos de los problemas que afronta hoy el mundo – asuntos como el cambio climático, las migraciones y los conflictos armados – exigen soluciones y cooperación mundiales. En mi opinión, no se gana nada rechazando la posibilidad de captar otros sectores de la sociedad, mientras intentamos resolver esos problemas.