Rural poor’s resilience after decade of devastating decline

The collapse of Zimbabwe's healthcare system meant that sick people had to bring their own medicines with them to hospital. Credit: Caritas/David Snyder

The collapse of Zimbabwe's healthcare system meant that sick people had to bring their own medicines with them to hospital. Credit: Caritas/David Snyder

David Snyder in Zimbabwe – Day 3

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My last night in Zimbabwe, after a few days now with Caritas staff visiting Caritas beneficiaries in southern Zimbabwe.  There is a lot to say about Zimbabwe today. After many years now of decline – the collapse, really, of both the economy and the health care sector – I’ve been happy to see some level or normality return to the country.

When I was last here in 2007, the shelves of the stores were literally empty, and inflation was driving the Zim dollar into trillion dollar figures to buy even basic commodities. With the change over earlier this year to foreign currencies, food is again on the shelves as merchants can actually purchase food and make a profit on its sale. People I’ve been speaking with here are more optimistic then I have heard them in several years on my trips through.

But the crisis is Zimbabwe is still very real for millions –  in fact most of the country’s population of 11 million people. That is most particularly evident in the rural areas, as I reported in some of my blogs earlier this week. Caritas is reaching out to the most vulnerable – more than 164,000 people with the current emergency appeal. I met many of them this week – HIV sufferers, children abandoned by parents searching for a better life in neighboring countries, and the elderly, like those I met yesterday at a Caritas-supported old age home in Masvingo.

Among those being helped as well are hospital patients. Perhaps nowhere has the economic collapse been more devastating than in the national health care system. Patients were quite literally expected to bring all they needed for treatment to the hospital with them, as the money to supply drugs, rubber gloves, and even food for patients simply was not there. We spent the day today at the Ndanga District Hospital, a 170-bed facility that, like many rural health care centers, has found itself on the front line of the nation’s health care crisis. Common ailments in rural areas like respiratory tract infections, hypertension, skin diseases and others have increased in recent years as the poor have simply not been able to access sufficient health care. Fortunately for Ndanga and its patients, Caritas is now providing the facility with both food and some basic medications, allowing the hospital to buy other food supplies and much-needed medicines to better treat its patients.

As a summary of my time in Zimbabwe I would say this. After perhaps a decade now of devastating decline, things now are at least stable. But the rural poor have yet to feel that stability. Hunger is still common, illnesses easily treated are still killing people for lack of access to proper health care. And many need more than they have, just to survive.  But if there is one thing the people of Zimbabwe have in ample supply, its resilience. And that, combined with help from Caritas and others, may just be enough to get them through.


Français

Ma dernière nuit au Zimbabwe, après avoir rendu visite aux bénéficiaires dans le Sud du Zimbabwe avec le personnel de Caritas pendant quatre jours. Il y a beaucoup à dire au sujet du Zimbabwe actuel. Après de nombreuses années de déclin, d’effondrement, en fait, de l’économie et du secteur de la santé, j’ai été heureux de constater un certain niveau de retour à la normalité dans le pays. Lors de mon dernier séjour au Zimbabwe, en 2007, les rayons des magasins étaient littéralement vides et le taux d’inflation était tel que des milliards de dollar Zim étaient nécessaires, même pour acheter les produits de base. Depuis le remplacement cette année du dollar Zim par des devises étrangères, les produits alimentaires sont réapparus dans les rayons des magasins car les commerçants peuvent à nouveau les acheter et réaliser un profit sur leur vente. Les personnes avec lesquelles j’ai parlé sont bien plus optimistes que celles rencontrées au cours de mes nombreux voyages précédents.

Mais la crise au Zimbabwe est toujours bien réelle pour des millions de personnes, en fait pour la plupart des 11 millions de personnes qui constituent la population du pays. C’est plus particulièrement évident dans les zones rurales, comme j’en ai fait état sur certains de mes blogs en début de semaine. Grâce à l’appel d’urgence en cours, Caritas vient en aide aux plus vulnérables, soit 164 000 personnes : des personnes atteintes par le VIH, des enfants abandonnés par leurs parents en quête d’une vie meilleure dans les pays voisins, et les personnes âgées, comme celles que j’ai rencontrées hier dans une maison de retraite de Masvingo, affiliée à Caritas.

L’organisation vient également en aide aux patients des hôpitaux. Le système de santé a été dévasté comme nulle part ailleurs par l’effondrement de l’économie. On demandait tout simplement aux patients d’apporter avec eux à l’hôpital tout ce qui était nécessaire à leur traitement, car il n’y avait pas d’argent pour acheter les médicaments, les gants en latex ou même la nourriture destinée aux patients. Aujourd’hui, nous avons passé la journée au Ndanga District Hospital, un établissement contenant 170 lits. A l’instar des nombreux centres médicaux qui se trouvent en zone rurale, le Ndanga District Hospital s’est trouvé au coeur de la crise du système de santé qui a frappé le pays. Dans les zones rurales, les maladies courantes comme les infections respiratoires, l’hypertension, les maladies de la peau et d’autres types de maladies, ont augmenté au cours des dernières années car les personnes les plus démunies n’ont pas pu avoir accès à des soins médicaux suffisants. Heureusement pour l’hôpital Ndanga et ses patients, Caritas fournit désormais à l’établissement de la nourriture et des médicaments de base, ce qui permet à l’hôpital d’acheter plus de nourriture ainsi que les médicaments nécessaires au bon traitement de leurs patients.

Pour résumer mon séjour au Zimbabwe, je dirais simplement ceci. Après environ une décennie d’un déclin dévastateur pour le pays, la situation s’est aujourd’hui stabilisée. Mais les populations rurales les plus démunies ne ressentent pas encore cette stabilité. La famine est toujours fréquente, les maladies que l’on peut facilement soigner provoquent toujours des morts à cause du manque d’accès à un système de santé convenable. De nombreuses personnes ont besoin de plus pour survivre. Mais s’il y a bien une chose que les populations du Zimbabwe possèdent en large quantité, c’est cette incroyable capacité de résilience. Et cela, combiné à l’aide de Caritas et d’autres organisations, pourrait bien suffire à les sortir de cette situation.

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Filed under Africa, Conflicts and Disasters, Emergencies, Humanitarian Crisis in Zimbabwe, Malnutrition, Zimbabwe

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