New aftershocks in Haiti

By Mathilde Magnier, Caritas Communications Officer, Port-au-Prince

Available in French

Night has just fallen when the earth starts shaking again on February 23. Magnitude 4.7 on the Richter scale. Twelve endless seconds go by. It is 1.26 a.m. We have just experienced one of the most violent tremors in the aftermath of the earthquake.

I am alone in the Caritas Haiti headquarter’s emergency office at the time of the aftershock. I can feel the floor shaking and the earth is rumbling under my feet. Around me, the blinds are rattling and walls are vibrating. There is a terrible noise. I am feeling panicked. My feet want to run. I try to follow them. I have to get out of here, find a safe place, is the only thing I can think of. But where ?

I stumble onto the balcony overhanging the main courtyard of the building. Everybody is already there. They look dazed. Their eyes are swollen. It seems as if they have not realized yet what has happened. The twenty Caritas expatriates hosted in the compound look at each other, visibly shocked. In the distance, dogs are howling.

There does not seem to be any damage. Some of the tents in the courtyard have collapsed. People are trying to put them back up in the dark. In vain.

Fifteen minutes later, there is another aftershock. It’s not as strong but definitely as frightening. For several minutes, nobody dares to go back to sleep. “Is it really reasonable to return to our rooms?”wonders Ilse, my Austrian roommate. Some walk around, others just sit there, staring into space.

More and more people are in the streets outside. Once again, the Haitian people cannot sleep. Many of them will stay up all night. The cries and the moaning do not stop until dawn.

There have been frequent aftershocks since the January 12 earthquake. The US Geological Survey have counted 130 of them. However, only a few aftershocks took place at night. That worries us the most. Yesterday, another aftershock got us up at 4.30 a.m.. And there could be others, predicts the US Geological Survey. There have not been any more victims yet. “How many more earthquakes will these buildings resist to?” wonders Alejandro from Caritas Mexico.



Nouvelle réplique du séisme en Haïti

La nuit est a peine entamée quand la terre se met à trembler le 23 février. 4.7 sur l’échelle de Richter, 12 interminables secondes d’attente a 1h26 du matin. Une des secousses les plus violentes en Haïti depuis des semaines.

Seule dans la grande salle de travail des locaux de Caritas Haïti au moment de la réplique, je sens le sol qui s’agite et la qui terre gronde sous mes pieds. Autour de moi, les persiennes claquent et les murs commencent à vibrer avec un bruit de tolle froissée. Vent de panique. Mes jambes se mettent à courir, je tente de suivre. Une seule pensée, sortir de là, me mettre à l’abri. Mais où ?

Lorsque je déboule dans le couloir qui surplombe la cour principale du bâtiment, tout le monde est sur le pont. Hagards, les yeux gonflés de sommeil, pas encore bien surs de réaliser ce qu’il vient de se passer, la vingtaine d’expatriés Caritas logés dans le compound se regarde, consternée. Au loin, les chiens hurlent à la mort.

Dans les locaux, pas de dégâts apparents. Seules les tentes qui jonchent le sol de la cour du bâtiment semblent avoir souffert. Certaines sont tombées, d’autres se sont affaissées. Leurs occupants s’emploient à les remonter aussi bien que possible en dépit du manque de lumière. En vain. Un quart d’heures plus tard, une deuxième réplique a lieu, moins forte mais tout aussi impressionnante. Pendant plusieurs minutes, personne n’ose retourner se coucher. « Est-ce vraiment raisonnable de rentrer dans nos chambres ? », me glisse Ilse, ma colocataire autrichienne. Certains font les cent pas, d’autres restent immobiles, les yeux fixés dans le vide.

A l’extérieur, les rues se remplissent. Une fois de plus, le peuple haïtien ne peut pas dormir. Pour beaucoup, commence alors une longue nuit de veille, où pleurs, complaintes et lamentations ne prendront fin qu’au matin.

Si les répliques du séisme du 12 janvier ont été fréquentes, près de130 selon l’institut d’études géologique américain, peu ont eu lieu pendant la nuit. Et c’est bien ce qui inquiète. Hier déjà, une autre secousse nous a fait quitter nos chambres en catastrophe à 4h30 du matin. Et d’autres répliques pourraient suivre, selon l’USGC. Pour l’heure, aucune nouvelle victime n’a été recensée, mais comme se le demande Alejandro, Caritas Mexique, « à combien de tremblements de terre ces bâtiments vont-ils encore pouvoir résister ? ».

Leave a comment

Filed under Conflicts and Disasters, Emergencies in Haiti, Haiti, Latin America

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s