Helping Haiti’s orphans

Lesley Fucand faces up to the massive of damage caused by Haiti's earthquake

Available in French

“I no longer know how to feed and clothe them”

Before the 12th January earthquake, there were more than 350,000 orphans in Haiti. The disaster has left thousands more children without parents. Here we meet the director of one of the orphanages that Caritas is helping.

By Mathilde Magnier

Lesley Fucand is a survivor. At first sight you can’t tell what he’s been through, but then you notice the terrible injury to his leg and his slight limp. And then you see how drawn and totally exhausted he looks.

Since the earthquake that devastated Port-au-Prince  and left 230,000 dead, Lesley hasn’t had a minute’s peace. As head of one of the numerous orphanages in the capital, this retired American of Haitian origin has only one thing in mind: finding a home for  the children he looks after. It’s a vital issue for a country which had 350,000 orphans before the earthquake. According to Unicef there are now around one thousand more just in Port-au-Prince.

Lesley’s life was deeply affected by the earthquake. His house and car were destroyed, but more importantly, four of the 22 children in his orphanage have died. Three died from their injuries and one girl was never even rescued from the rubble. The 18 remaining children were obviously deeply affected.

“The children are traumatised and shocked. Many are ill. For days on end some didn’t even speak or move and none of them wants to sleep indoors,” says Lesley.

All of the children depend on Lesley. The youngest was left with him the day she was born on 12th January, one hour before the earthquake. “I no longer know how I’m going to feed and clothe them,” says Lesley.

Lesley originally came back to Haiti to give something back to the country that had helped him. “Nothing will make me leave now that I’ve come back home,” he says.

“I was under the rubble for eight hours and my leg was trapped under a piece of roofing. But I survived Vietnam, Cambodia and Afghanistan so I knew I wasn’t going to die. If help hadn’t arrived, I would have cut off my own leg.”

Caritas has given Lesley two tents, blankets, food and baby products to help Lesley run the orphanage. Without this and help from his aunt, who’s a nurse,  Lesley probably would have had to have taken the children to other orphanages.

Lesley is determined that the children will stay with him, no matter what.

“The earthquake knocked me down but it won’t stop me from carrying on with my work,” says Lesley.



Les orphelins de Port-au-Prince

Avant le tremblement de terre du 12 janvier, Haïti comptait plus de 350 000 orphelins. La catastrophe en aura fait quelques milliers de plus. Rencontre avec le directeur d’un des orphelinats aux côtés duquel Caritas s’engage.

Par Mathilde Magnier

Lesley Fucand est un survivant. Même si à première vue, pas grand-chose qui vous mette sur la voie en rencontrant ce solide gaillard costaud et trapu, chewing-gum coincé entre les dents, coupe militaire et accent californien à couper au couteau. Pas grand chose, si ce n’est cette mauvaise blessure à la jambe droite et un léger boitement. Et puis ce regard tendu à l’extrême et noircît par la fatigue.

Depuis le séisme qui a dévasté Port-au-Prince le 12 janvier, emportant plus de 217,000 personnes sous les décombres, Lesley n’a pas eu un instant de répit. A la tête d’un des nombreux orphelinats de la capitale, ce retraité américain d’origine haïtienne n’a plus qu’une chose à l’esprit depuis un mois : mettre ses « gamins à l’abri ». Une question cruciale dans un pays qui comptait déjà plus de 350 000 orphelins avant le tremblement de terre du 12 janvier. Ils seraient aujourd’hui près d’un millier de plus dans la seule capitale haïtienne, selon l’Unicef.

Comme tant d’autres dans la région de Port-au-Prince, Lesley a été durement frappé par la catastrophe. Sa maison, son centre d’accueil, tout a été détruit. Sa voiture gît encore sous les débris de son garage, éventrée par un morceau de parpaing. Mais à l’entendre, ce n’est pas le plus important. Des 22 enfants que comptaient son orphelinat, quatre ont disparus. Une des petites filles qu’il avait à sa charge est encore ensevelie sous les décombres de la maison, les trois autres ont été emportés par leurs blessures. Un drame pour les 18 petits survivants, déjà peu épargnés par la vie.

« Les enfants sont traumatisés, tous ont été extrêmement choqués. La plupart sont tombés malades. Pendant des jours, certains sont restés sans parler, sans bouger. Aucun ne veut plus dormir à l’intérieur », s’alarme Lesley. Directeur de l’orphelinat qu’il a fondé en 2008, il sait être le seul recours des enfants qui lui ont été confiés. La plus jeune lui a été remise le jour de sa naissance, le 12 janvier, une heure avant le tremblement de terre. « Aujourd’hui, je ne sais plus comment les nourrir et les loger ».

Revenu en Haïti il y a peu « pour rendre au peuple Haïtien un peu de ce qu’il lui avait donné», cet enfant d’immigrés haïtiens est bien décidé à ne rien lâcher. « Je suis de retour chez moi. Rien ne me fera partir », affirme t-il, l’œil farouche. Ni les appels répétés de ses fils, restés aux Etats-Unis, ni l’extrême précarité de sa situation, ni même le fait qu’il ait failli perdre la vie dans la catastrophe. « Je suis resté plus de 8 heures sous les décombres, la jambe coincée sous le pan d’un morceau du toit, sans moyen de contacter qui que ce soit. Mais j’ai survécu au Vietnam, au Cambodge et à l’Afghanistan, alors il était hors de question que je finisse ici. Si les secours n’étaient pas arrivés, je me serais coupé moi-même la jambe », lance cet ancien de l’armée américaine, avant de conclure: « Aujourd’hui, ma vie est ici, avec ces enfants ».

Sans l’aide de sa tante infirmière et sans le soutien de Caritas, qui lui a fourni deux tentes, des couvertures, de la nourriture en suffisance et des produits pour bébés, Lesley aurait probablement été contraint de disperser ses jeunes pensionnaires entre les différents orphelinats encore en activité de la capitale. L’idée lui est insupportable. « Le séisme m’a mis des bâtons dans les roues, mais il ne m’arrêtera pas », répète-t-il avec obstination.

Plus d’un mois après le séisme, l’histoire de Lesley et de ses orphelins nous rappelle qu’Haïti a plus que jamais besoin d’assistance. Ne les oublions pas.

1 Comment

Filed under Conflicts and Disasters, Emergencies, Emergencies in Haiti, Haiti, Latin America

One response to “Helping Haiti’s orphans

  1. astrid

    I regularly organise projects for charity eg sponsored walks, donations such as school materials etc and send them directly to the source. This year I’m organising a charity knit and want to get as many people as possible to knit or sew for children in need. Lesley’s story touched me and I admire him for not giving up on the children in spite of the horrendous situation and difficulties he faces. Coiuls someone please give me the address of his orphanage or what’s left of it so that I can a parcel or two to him with articles for the children.
    Thank you.
    Hope this reaches someone who can give me the right information.
    Blessings
    Astrid

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