Haiti quake: Healing the whole person

Human contact was key as Caritas Lebanon staff set about building trust with survivors in Haiti. Being able to tell your story is key to overcoming trauma. Credit CLMC


Available in French

By Caritas Lebanon staff

Our team of three staff from the Caritas Lebanon Migrants’ Center (CLMC) left for a mission to Haiti to offer counselling support to quake survivors. Psycho-social support is not always a priority in an emergency. It is help of utmost importance though. Our mission was to show people that they are important. To show that there is someone who wishes to help them overcome the trauma and walk with them in the path of grief and then recovery.

We imagined ourselves as valiant knights in shining armour, who will bring about change in their lives. After all, we had the knowledge, the experience and the willingness. It turned out that yes, we were the catalysts of change, but a change in which Haitians contributed. A change in our lives as well, not only in the Haitians we met. It is really hard to express our feelings, but this was an enriching experience for us.

We were certainly taken aback upon our arrival to Port-au-Prince on January 30 to see all the sad but smiling faces. We had expected to see a broken people. Instead, we found proud and loving people with an extraordinary faith. We never thought that the words “God”, “love” and “faith” could be so tangibly felt when dealing with people, when visiting them in camps, hospitals or at work or in the streets.

With the passing of days, living with them has taught us that there was an urgent need to go beyond this hospitable façade. While showing openness, Haitians proved to be understandably introverted. It would require time to build-up confidence and allow them to share their experiences.

While reading a children’s story (“Il était une fois Piéton” published 2009), we came to a passage about a huge earthquake shaking Port-au-Prince. The children were shocked while they listened. This moment was crucial. It enabled us to talk with the children about the earthquake and let them express their feelings about the experiences.

Patience, open mindedness, listening, being available broke down barriers. When we began our work in the camps, children would call us moun blanc (a white person in Creole). But with our regular visits, we became “Carole”, “Mia” and “Noha”. We weren’t anonymous foreigners in Haiti; we were people like them. They made us feel part of their community. They made us realize that our presence had made a difference. At the end of our stay it was easy to notice the relevance of our presence in meeting the people’s emotional needs.

A great thank you to those who believed in our capacity to bring about a small change in people’s life. On behalf of CLMC staff, we thank CRS (Catholic Relief Services is a Caritas member in the US) and Mark Schnellbaecher for having made this possible.

We hope we’ll be able to continue, even in the long run as a large number of CLMC staff are ready to assist Haiti. Our ultimate goal might be presumptuous and requires long-drawn-out efforts, but this can be achieved.



Séisme d’Haïti : guérir intégralement la personne

Par l’équipe de Caritas Liban

Notre équipe de trois personnes du Centre des Migrants de la Caritas Liban (CLMC) est partie en mission à Haïti pour offrir un soutien aux rescapés du séisme. Le soutien psycho-social n’est pas toujours envisagé comme une priorité dans une situation d’urgence, bien qu’il soit d’une grande importance. Notre mission était de montrer aux gens qu’ils sont importants, et qu’il y a des personnes souhaitant les aider à surmonter le traumatisme et faire avec eux, dans le chagrin et deuil, le cheminement vers le rétablissement.

Nous nous imaginions de vaillants chevaliers en armure étincelante, qui allaient apporter un changement dans leur vie. Après tout, nous avions la connaissance, l’expérience et la volonté. Il s’avéra que oui, nous avons été des catalyseurs de changement, mais un changement auquel les Haïtiens ont largement contribué. Il y a eu  néanmoins un changement dans nos vies aussi, et non seulement dans celles des Haïtiens que nous avons rencontrés. Il nous est vraiment difficile d’exprimer nos sentiments concernant cette expérience enrichissante.

Nous avons certainement été surpris lors de notre arrivée à Port-au-Prince le 30 Janvier de voir tous ces visages tristes, mais souriants. Nous nous attendions à voir un peuple brisé par cette sérieuse calamité, nous avons trouvé des personnes fières et aimables, qui malgré leur profonde souffrance, ont gardé une foi extraordinaire. Nous savions que les Haïtiens étaient de fervents chrétiens, mais nous  n’avons jamais pensé pouvoir ressentir de cette façon tangible les mots “Dieu”, “Amour” et “Foi” dans nos contacts quotidiens avec les gens, et en les visitant dans des camps, des hôpitaux ou au travail ou dans la rue.

Au fil des jours, vivre avec eux, nous a appris qu’il y avait un besoin urgent d’aller au-delà de cette façade accueillante. Tout en faisant preuve d’ouverture, les Haïtiens se sont avérés être introvertis, et c’est compréhensible. Il fallait du temps pour développer une relation de confiance et leur permettre ainsi de partager leurs expériences.

Un jour, pendant la lecture d’une histoire pour enfants (“Il était une fois Pétion», publié en 2009), nous sommes arrivés à un passage au sujet d’ « un effroyable tremblement de terre secouant toute la ville de Port-au-Prince », et les enfants ont été choqués en l’écoutant. Ce fut un moment crucial, qui nous a permis de parler avec les enfants sur le tremblement de terre et les laisser exprimer leurs sentiments sur les expériences vécues.

Patience, ouverture d’esprit, ‘écoute, et le fait d’être disponible ont brisé les barrières. Lorsque nous avons commencé notre travail dans les camps, les enfants nous appelaient « MonBlanc » (une personne de race blanche en créole). Cependant au fil de nos visites, nous sommes devenues “Carole”, “Mia” et “Noha” ; nous n’étions plus d’anonymes étrangères à Haïti, nous étions des gens comme eux. Ils nous ont fait sentir que nous faisions partie de leur communauté, et nous ont fait comprendre que notre présence avait fait une différence. À la fin de notre séjour, il était facile de remarquer la pertinence de notre présence quant à la réponse aux besoins affectifs de la population.

Nous remercions énormément tous ceux qui ont cru en notre capacité d’apporter un petit changement dans la vie des gens. Au nom du personnel CLMC, nous remercions Catholic Relief Services (CRS) et Mark Schnellbaecher pour avoir rendu cela possible.

Nous espérons être en mesure de continuer, même à long terme, car un grand nombre du personnel de CLMC est prêt à aller à Haïti. Notre but ultime pourrait sembler présomptueux et exiger des efforts de longue haleine, mais cela peut être réalisé.

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Filed under Conflicts and Disasters, Emergencies, Emergencies in Haiti, Français, Haiti, Latin America

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