Prayer, pain, and reflection. Easter in Haiti

Mass on the rubbles of the cathedral in Port-au-Prince. Credit: Caritas/MathildeMagnier


Available in French

By Mathilde Magnier

From dawn, the faithful gather in the square outside the shattered Port-au-Prince cathedral. Most churches were destroyed in the 12 January earthquake in the capital of Haiti. The memories of the earthquake lay heavy as people mark Easter Sunday. They come in small groups, with stools in hand, to wait under covers set up for the Easter Sunday Mass. Latecomers sit down on the wreckage of the destroyed cathedral.

“This year we celebrate the Resurrection with simplicity,” said Archbishop Joseph Lafontant, who is succeeding Archbishop Miot, one of those killed when the cathedral collapsed. The archbishop’s Easter message touches on how faith has survived the quake and the importance of the ‘fight of life over death’ during these days of mourning.

Worshipers, dressed in their finest clothes, are fewer than in normal years.

“It is difficult to come now,” said Mireline, one of those gathered. “We must accept our situation. It is difficult though for people. We no longer have churches.”

“And then, there are the missing, for which we pray today. They leave a vacuum”, adds young the 19 year old student.

Planning for Holy Week in Port-au-Prince had to take into account that intact churches are rare. Instead, the faithful had to move outside onto the streets to mark this moment. The Holy Saturday vigil had to take place in the afternoon instead of at night.

“For me, the celebration remains the same one, wherever it is happens. In a church, in the street, in the shade or under the sun, nothing changes the message. It is not that which is difficult. What is difficult, it is to find the joy. Today, with all this mourning, it is impossible”, says a young man, with a far away look in his eyes.



Entre recueillement, douleur et résignation, Haïti fête Pâques

Par Mathilde Magnier

Alors que la plupart des lieux de culte ont été détruits à PAP, le souvenir du séisme pèse sur les célébrations de Pâques.

Depuis le petit matin, les fidèles se pressent en silence sur le parvis de la cathédrale de Port-au-Prince. Par petits groupes, les premiers arrivent, leur tabouret à la main et se placent sous les bâches tendues autour de l’autel de fortune, construit à l’occasion de la messe du dimanche de Pâques. Les retardataires s’asseyent à même le sol, sur les décombres de l’édifice détruit.

« Cette année, nous fêtons la résurrection avec simplicité”, lance l’archevêque Mgr Joseph Lafontant, qui succède à Mgr Miot, disparu sous les décombres de la cathédrale au moment du tremblement de terre. Heureux que le peuple haïtien ait « gardé la foi », l’ecclésiastique rappelle l’importance de « la lutte de la vie contre la mort » durant ces jours marqués par le deuil. Aux pieds de la cathédrale brisée, engoncée entre un camp de déplacés et les ruines de la ville dévastée, l’archevêque salue les « rescapés » et les « survivants » du séisme venus se recueillir.

En ce matin de Pâques, s’ils sont plusieurs centaines à avoir fait le déplacement, élégants dans leurs vêtements du dimanche, l’assemblée est beaucoup plus clairsemée que d’ordinaire. « C’est difficile de venir jusqu’ici. Il faut faire avec et accepter la situation, le fait que nous n’ayons plus d’églises, mais ce n’est pas simple pour tout le monde. Certains ont fait beaucoup de chemin ce matin », explique Mireline. « Et puis, il y a les disparus du séisme, pour lesquels nous prions aujourd’hui. Ils laissent un vide », ajoute la jeune étudiante de 19 ans. Sans parler de ceux qui, comme le jeune Jérémie, sont « en colère contre Dieu » et refusent de se joindre aux fidèles.

Au cours de la semaine sainte, l’ombre du séisme a plané douloureusement sur les célébrations. Dans Port-au-Prince, rares sont les églises encore intactes alors il a fallut procéder différemment, se redéployer dans les rues de la ville et accepter les changements. La veillée Pasquale, qui a normalement lieu très tard le samedi soir en Haïti, a été célébrée par la plupart des paroisses en milieu d’après-midi, pour profiter de la lumière du jour.

« Pour moi, la célébration reste la même, où qu’elle se fasse. Dans une église, dans la rue, à l’ombre ou sous le soleil, rien ne fait changer le message. Ce n’est pas cela qui est difficile. Ce qui est difficile, c’est de trouver la joie. Aujourd’hui, avec tous ces deuils, c’est impossible », glisse un jeune homme, l’œil lointain.

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Filed under Conflicts and Disasters, Emergencies, Emergencies in Haiti, Français, Haiti, Latin America

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