Food distributions continuing in Haiti

Family after heavy rains caused major flooding in Petionville Club, Port-au-Prince. Credit: CARITAS/Mathilde Magnier

Available in French

By Mathilde Magnier

Despite heavy rains, food distributions are continuing in Haiti. This month, Caritas has reached almost 75,000 people in Port-au-Prince and more than 100,000 in the Nippes, Grandes Anse and the southern provinces.

At the Pétionville Club camp, there is turmoil. Armed soldiers, human barricades and makeshift security services are supervising the situation. Nothing is left to chance at the massive food distributions that have taken place during the last days on the slopes of this further golf course.

From a distance, the place looks like a huge ant hill. Dozens of human chains wiggle around, cross each other and come together at the entrance to the camp.

On one side, people are going back and forth from the trucks to the distribution points with wheelbarrows. It has become the only way to deliver the food since the first rains flooded the camp.

On the other side, there are crowds of people eagerly waiting to receive bags of bulgur, corn flour, peas and cooking oil. Caritas has been distributing food to the 7,200 displaced families living in the Pétionville Club for several days.

Distributions are carried out with remarkable efficiency. Whether it is unloading  the trucks, distributing the packages or checking the coupons, everything is working well. Caritas staff is supervising while the employees of the “Cash for Work” program, a bit over a hundred people this day, get the distribution going.

“Everything is going smoothly, it is much easier than some weeks ago. Of course, some people will try to jump the queue or present fake coupons, but things are really calm and organized,” says a Caritas staff member.

People in the camp are very happy about this new series of food distributions. They feel relief, although they have to wait a long time for their turn in the burning sun.

“I have been in the queue for five hours. The heat is getting unbearable !” says a young woman. In the middle of one of several queues, she is wiping the sweat off her forehead.

“At least, it is not raining, that is a good thing”, says another woman. A few days ago, heavy rains had forced Caritas and several other NGOs to interrupt ongoing food distributions.

Despite the heat, nobody will skip his turn today. The possibility to obtain an over 80 kilo ration with a month of supplies for a family of six will even get the most recalcitrant people to queue for several hours. All the more so as many here desperately need this food aid.

“It was about time! Now we are sure we can survive on this for a bit longer,” says Jenny. She arrived in Pétionville Club with her parents and her five siblings the day after the earthquake. The last distribution seem like a very long time ago.

Marielle’s situation is even more complex. She has just arrived in the camp and has not been registered yet. With no coupons, she can’t get a food ration.

Caritas has started to release identification cards in order to overcome this problem of people moving from one camp to the next. The cards are certified by the International Organization for Migration (IOM) and the Haitian Civil Protection Department and allow migrating families to benefit from humanitarian aid, too.

During the month of June, the distributions have benefitted more than 75,000 displaced people in Port-au-Prince and more than 100,000 people in the Nippes, Grandes Anse and the Southern provinces. Until today, Caritas has helped 1,551,559 people all over the country.



Les distributions alimentaires continuent en Haiti

Par Mathilde Magnier

En dépit de la pluie qui menace, les distributions alimentaires continuent en Haïti. Au cours du mois, Caritas a touché près de 75 000 personnes à Port-au-Prince, et plus de 100 000 dans les provinces de Nippes, Grandes Anse et du Sud.

A Pétionville Club, c’est l’effervescence. Soldats en armes, barrage humain et service de sécurité ad hoc : rien n’est laissé au hasard pour encadrer les distributions alimentaires massives qui se déroulent depuis quelques jours sur les pentes de l’ancien club de golf. Vu de loin, le campement ressemble à une vaste fourmilière où des dizaines de chaines humaines serpentent, se croisent et finissent par se rejoindre au pied du camp. D’un côté, le va-et-vient des brouettes qui font la navette entre les camions et les points de distribution depuis que les premières pluies ont commencé; de l’autre, les foules qui se massent en attendant de recevoir les sacs de boulgour, farine de maïs, pois et huile que Caritas se charge de distribuer aux 7200 familles de déplacés de Pétionville Club depuis plusieurs jours.

Depuis le matin, les distributions s’effectuent avec une efficacité redoutable. Du déchargement des camions à la remise des paquets, en passant par la vérification des coupons, la machine est rodée. Les équipes de Caritas supervisent pendant que le personnel Cash for Work, un peu plus d’une centaine de personnes recrutées ce jour là, se déploient sur le terrain et assurent la bonne marche des opérations. «
Tout se passe bien, beaucoup plus simplement qu’il y a quelques semaines. Certains essaient évidemment de forcer la queue ou de présenter de faux coupons mais dans l’ensemble, c’est vraiment calme et organisé », explique un membre de Caritas.

Dans le camp, cette nouvelle vague de distribution de rations sèches est accueillie avec soulagement, même si l’attente commence à se faire longue sous le soleil de plomb. « Voilà plus de 5 heures que je fais
la queue ! Et puis la chaleur devient insupportable ! » souffle une jeune fille en s’essuyant le front, coincée au milieu d’une des multiples files qui sillonnent le camp. « Au moins, il ne pleut pas, c’est une bonne chose » murmure une autre. Il y a quelques jours, de violentes pluies avaient contraint bon nombre d’ONGs, dont Caritas, à interrompre les distributions en cours.

Chaleur ou pas, aucun ne passera son tour ce jour là. Des rations de plus de 80 kg, soit des provisions suffisantes pour 30 jours pour une famille de 6 personnes, de quoi convaincre les plus rétifs de faire la queue pendant quelques heures. D’autant que pour beaucoup, la nourriture manque cruellement. « Il était temps ! Cela va nous permettre de voir venir un petit peu » lâche Jenny. Arrivée à Pétionville Club avec ses parents et ses 5 frères et sœurs au lendemain du séisme, les dernières distributions semblent déjà loin.
Pour Marielle, la situation est encore plus complexe. Débarquée il y a peu dans le camp, elle n’a pas encore été enregistrée. Pas de coupons, donc pas de ration.

Pour palier le problème de ces familles passant d’un camp à l’autre sans être répertoriées nulle part, Caritas a commencé à émettre des cartes d’identification –validées auprès de l’OMI et du Département de
Protection Civile Haïtien- pour permettre aux familles d’être enregistrées, quels que soient leurs mouvements futurs. Une manière de s’assurer que ces déplacés migrants puissent eux aussi bénéficier de
l’aide humanitaire.

Au cours du mois de mars, les distributions ont profité à plus de 75 000 déplacés à Port-au-Prince, et plus de 100 000 dans les provinces de Nippes, Grandes Anse et du Sud. A ce jour, Caritas a servi près de 1,551 559 millions de personnes dans tout le pays.

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Filed under Conflicts and Disasters, Emergencies, Emergencies in Haiti, Français, Haiti, Latin America

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