World Refugee Day: A day in the life of a camp in Chad

Available in French

By Antoine ADOUM GOULGUE, Communications officer at SECADEV (Caritas Chad)
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Thursday, May 20, was the last day of transfer for refugees from Birack, a Sudanese camp close to the border that hosted 5,000 people waiting to be transferred to camps in Chad. In the morning, humanitarian workers from Guereda camp left to get the sixth and last group of refugees.

The day before, 272 refugees had arrived at the Guereda camp. They were waiting to be registered and to settle in.

There were plenty of things to do this day, for example set up a new hall and 272 tents, prepare hot meals, distribute food and non food items.

There were people everywhere, most of them women and children. Their personal belongings were all over the place. Those families who had some flour left were preparing the Fotour (breakfast).

The registration process started with vaccination. People were pushing one another and some of the children were crying.

“Every refugee needs to be vaccinated before settling in”, explained the workers from IMC, an American NGO in charge of vaccination in this camp. “They are vaccinated against measles, polio, tetanus, yellow fever and we are also providing iron and vitamin A complements.”

Meanwhile, those in charge of sanitation explained the camp’s hygiene rules. “Most of these people are from rural areas. They are not always familiar with our hygiene principles. We teach them how to carefully wash their hands and how to make correct use of the toilets and showers,” said Bruno Hamane, in charge of sanitation.

At the other end of the camp, a new hall was set up by the SECADEV infrastructure team together with refugees.

“We cannot know for sure how many more refugees will be transferred here. Therefore, we are setting up a new hall to offer more space”, said Marcelin Begoto, SECADEV infrastructure coordinator.

After vaccination started the laborious registration process. First, families are interviewed to confirm the information given previously. Then, their information is entered into the UNHCR (The UN’s refugee agency) database and they receive refugee status. Details about the families are collected in order to provide suitable services.

Biometric data and pictures are then collected for each person. People receive a card that gives them access to all the services in the camp.

“Each family receives the following articles: one or several mats, blankets, a mosquito net, kitchen ware (pans, plates, cups, knives and spoons), soap, a bucket and a jerry can”, said Habiba, in charge of the distribution. The food packages contain sorghum, corn flour, vegetables, sugar, oil and salt.

Once the new hall was finished, the infrastructure team started setting up the tents. The surface attributed to each family was meticulously measured and each tent got a number. Around three o’clock, the families could finally move in and rest.

In the evening arrived the sixth load of refugees. Everybody was curious to see them. It was a surprise to see only 27 people in this last group of refugees. Providing a hot meal to them was the last task concluding this busy week, during which altogether, 1013 new people arrived in the camp.


Journée mondiale des réfugiés : une journée dans un camp au Tchad

Par Antoine ADOUM GOULGUE, chargé de communication chez SECADEV (Caritas Tchad)

Ce jeudi 20 mai marquait la dernière journée de transfert des réfugiés de Birack, l’un des trois sites à la frontière soudanaise où sont regroupées 5000 personnes souhaitant être transférées dans des camps au Tchad. Le matin, les travailleurs humanitaires de Guereda sont partis pour transférer la sixième et dernière vague de réfugiés.

La veille, 272 réfugiés étaient arrivés au camp de Guereda et attendaient d’être enregistrés et installés. Le programme de la journée était chargé : construction d’un nouvel hangar, installation de 272 tentes, préparation de repas chauds, distribution de vivres et d’autres matériels d’urgence aux réfugiés.

Les deux hangars grouillaient de monde. Il y avait surtout des femmes et des enfants. Des effets familiaux s’entassaient ça et là. Les familles nouvellement arrivées s’affairaient à préparer le Fotour (petit déjeuner), du moins pour celles qui avaient un peu de farine de céréale en réserve.

La journée a commencé par les vaccinations. « Tout nouveau réfugié doit être vacciné avant d’être installé dans les zones », ont précisé les agents de l’ONG américaine IMC, responsable des vaccinations dans le camp. « Il s’agit de la vaccination contre la rougeole, la poliomyélite, le tétanos (VAT) et la fièvre jaune. Nous faisons aussi la supplémentation en fer et vitamine A ».

Cependant, les agents chargés de l’assainissement expliquaient les règles d’hygiène du camp. « La plupart de ces réfugiés viennent de milieux ruraux et n’observent pas toujours les mêmes règles d’hygiène. Nous leurs apprenons à bien se laver les mains et comment utiliser les toilettes et les douches», a expliqué Bruno Hamane, responsable de l’assainissement.
De l’autre côté se poursuivait la construction d’un troisième hangar par l’équipe « Infrastructure » de SECADEV et des réfugiés.

« Nous ne savons pas combien de réfugiés attendent d’être transférés, c’est pourquoi il nous a été demandé de construire un troisième hangar pour pouvoir disposer de plus de place », a dit Marcelin Begoto, coordinateur des infrastructures.

Après la vaccination des familles a commencé le laborieux processus d’enregistrement. D’abord, on demande aux familles de confirmer les renseignements fournis au pré-enregistrement. Ensuite, les informations sont enregistrées dans la base de données de l’UNHCR (l’organisation des Nations Unies pour les réfugiés) et les familles reçoivent le titre de réfugié. Tous les détails sur la famille sont notés afin de prévoir des types d’assistance spécifique selon les besoins.

Ensuite, des données biométriques et des photos sont pris pour chaque réfugié. Les réfugiés reçoivent une carte qui leur donne accès à tous les services offerts dans le camp.

«Chaque famille reçoit les articles suivants : un ou plusieurs matelas, une ou plusieurs couvertures, un moustiquaire, un kit d’ustensiles de cuisine (casseroles, assiettes, tasses, couteaux, cuillères), une boule de savon, un seau, un bidon », a énuméré Habiba, la responsable de la distribution.

Parmi les vivres distribués, il y avait du sorgho, de la farine de maïs, des légumineuses, du sucre, de l’huile et du sel. Quand la construction du troisième hangar était terminée, l’équipe des infrastructures a commencé l’installation des tentes. La surface des tentes est délimitée et mesurée et un numéro est attribué à chaque tente. Vers 15 heures, les familles ont pu s’installer dans les tentes.

Dans la soirée, le sixième groupe de réfugiés est arrivé de Birack. Tout le monde a accouru par curiosité. Contrairement aux précédents transferts, il n’y a eu que sept familles ramenées de Birack, soit 27 personnes. Le repas offert aux nouveaux a clos la première semaine de transfert de réfugiés soit au total de 1013 personnes.

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Filed under Africa, Chad, Conflicts and Disasters, Emergencies, Emergencies in the Sahel, Refugees

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