Rescuing child soldiers in Congo’s war

Caritas staff member talks with former child soldiers at a centre in Massisi. Photo: Taylor Toeka, Caritas Goma

Caritas staff member talks with former child soldiers at a centre in Massisi. Photo: Taylor Toeka, Caritas Goma

By Taylor Toeka,

Although international law has called for an end the recruitment of children into armed forces for over a decade, in the Democratic Republic of Congo the practice is widespread.

Conflict continues to grip Congo, especially in the eastern part with the recent clashes between M23 and the army in North Kivu and over the regional capital Goma. The recruitment and illegal use of children in armed groups remains an alarming reality there.

In Rubaya, 60 km west of Goma, a man speaks into his walkie-talkie. He is part of an armed group that controls this mining region. At his sides are the kadogo fighters, these child soldiers are cherished by the rebel leaders.

“They are naive, obedient and faithful,” said a rebel commander.

Caritas Goma is the local Caritas organisation in North Kivu. Reuniting children separated by conflict is a central part of their work. Since the start of the year to the end of November, Caritas Goma has reunified 771 child soldiers (of which 18 were girls) with their families.

Caritas meets with military and civil leadership to discuss with them the rights of child. Caritas staff members negotiate with military officers to release children to their transit centres, where Caritas will keep them safe and provide counselling so they can return home. The children stay for about three months, after that they get the chance to go back to school or learn a trade.

But with the area teaming with armed groups, former child soldiers are frequently seized again. To stop this viscous cycle, Caritas staff members document serious violations and abuses of children by working with all the communities in the region.

en français 

Rédigé en 2000, le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant est entré en vigueur il y a 10 ans. Mais, en République démocratique du Congo (RDC), les enfants sont des proies faciles pour les groupes armés.

A Rubaya, localité située à 60 km à l’ouest de Goma, un homme tient un talkie-walkie. Il fait partie d’un groupe armé qui contrôle cette zone minière. A ses côtés, des ″kadogo″ armés, ces enfants-soldats appréciés par des chefs rebelles à l’est de la RDC. ″Ils sont naïfs, obéissants et fidèles″, s’en félicitait un commandant rebelle à Masisi.

Le recrutement et l’utilisation illicites des enfants dans les groupes armés restent une réalité alarmante à l’est de la RDC. Depuis le début de cette année jusqu’au 30 novembre, Caritas Goma a réunifié 771 enfants (dont 18 filles) associés aux forces et groupes armés à leurs familles. En cette même période (janvier-novembre 2012), la Caritas diocésaine a pris en charge 722 nouveaux enfants sortis des rangs des rebelles. Ces nouveaux recrutements ont atteint leur paroxysme à partir du mois de mai, avec la généralisation des combats sur tous les fronts : armée contre rebelles ou rebelles contre rebelles.

En fait, séparer les enfants des forces et groupes armés est au centre d’un programme que Caritas Goma exécute depuis 2004, grâce au financement de Caritas Allemagne. Pour se faire, la Caritas diocésaine mène de sensibilisation auprès des officiers militaires et des cadres de base (autorités locales et acteurs de la société civile) sur les droits de l’enfant. Une approche qui pousse ces officiers à libérer les enfants pour les confier aux Centres de transit et d’orientation (CTO) de Caritas Goma par le truchement de la Mission de l’Onu en RDC. Après 3 mois dans un CTO, un ex-enfant soldat saisit une seconde chance : reprendre ses études (pour celui dont l’âge correspond un peu à sa promotion scolaire) ou apprendre un métier.

Dans une zone qui grouille de groupes armés, certains enfants séparés d’une milice sont encore utilisés par d’autres. Pour renforcer sa lutte contre ce cercle infernal, Caritas Goma a, avec le financement de l’UNICEF, mis sur pied le Programme MRM 1612, qui permet aux encadreurs des CTO et aux animateurs Justice et Paix de documenter les violations graves des droits de l’enfant. Ce Programme associe toutes les communautés de la région à la recherche de l’information sur les violations graves des droits de leurs enfants…

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Filed under Africa, Conflicts and Disasters, Congo, Democratic Republic of, Emergencies, Emergencies in Congo, Peacebuilding

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