Central Africa Republic slides into chaos

Armed men patrol the streets of Bangui. Credit: Caritas

Read in French

Cases of arbitrary killings, robberies, looting and abductions have been reported throughout Central African Republic since Seleka rebel forces seized power in March.

“I saw a man walking down the street. Armed men called out to him. Then he was shot and killed for no reason,” said Solange. “I have been living in fear for the past three months. I just stay at home all day. The school is closed any way.”

As well as widespread criminality and human rights abuses, concerns have been raised over the forced recruitment of teenagers by armed groups.

Meanwhile, basic services have ground to a halt. A Caritas aid worker said that without the rule of law, many schools have not reopened and even where they have, only few students are attending.

Josphine, 8 years old, is frightened to leave her house.”The fighting is over but I’m still scared. When you go to the main road, you see men with guns,” she said.

“Our bishop told us to go to school,” said Clemence, also 8 years old. “He said we must get back to normal life because if we keep all the things we saw in our heads, we’ll become sick.”

The impact of the crisis is affecting all parts of the country. Food is in short supply and it is becoming expensive to buy. “The planting season has started but only a small proportion of farmers have enough seed. Farmers were also looted and lost their tools,” said a Caritas worker.

Regional peacekeepers from the Economic Community of Central African States have been deployed. The regional body says in coming weeks it will more than double the size of the force to 2,000 soldiers.

According to Caritas staff in the country, there has been a slight improvement in security. “The cases of looting and violence are more sporadic. In  towns, we are starting to see Seleka forces go unarmed,” said a Caritas staff member in Bangui.

Caritas has been able to provide limited aid through parishes. The Catholic Church in the Central African Republic has called for an end to the violence.

The national Catholic Church’s Justice and Peace Commission says: “Not knowing where to turn, the population still lives in constant fear of looting and rape. Injustice, violence, kidnappings and gangland have become the daily bread of the people.”

Read their report (in French): La Commission Episcopale



République Centrafricaine
Bangui- Nous ne méritons pas ce qu’il nous arrive !

“Une de mes amies a été rouée de coups, “dit Solange, une étudiante de 21 ans qui habite à Bangui. “Des hommes armés sont entrés chez elle pour demander de l’argent. Ils se sont énervés et puis ils l’ont attaquée, ” dit-elle.

Des cas d’exécutions arbitraires, de vols, de pillages et d’enlèvements ont été signalés à travers le pays depuis que les forces de la coalisation Seleka ont pris le pouvoir en Mars.

“J’ai vu un homme marcher dans la rue. Des hommes armés l’ont appelé, il s’est retourné et ils l’ont abattu, comme ça,  sans raison ! ” dit Solange. “Je vis dans la peur et l’insécurité depuis trois mois. Je reste à la maison toute la journée. L’école est fermée toute façon.”

“L’absence claire de l’autorité de l’Etat fait que des lois sont en train d’être foulées au sol. Les lois sur le commerce, en passant par les lois sur les biens immobiliers, aux lois sur le respect des droits humains ne sont pas respectés,” déclare un membre de la Caritas Nationale.

“Nous somme particulièrement concernés quant à l’enrôlement forcé des adolescents par les groupes armés, depuis beaucoup on été relâchés mais ils ont besoin d’un support psychologique après ce traumatisme, “dit-il.

Joséphine, 8 ans n’aime pas quitter sa maison. “Les combats sont terminés, mais je suis toujours effrayée. Quand on va sur la route principale, on voit des hommes armés et ça me fait peur “, dit-elle.

“Notre évêque nous a dit d’aller à l’école,” dit Clémence, 12 ans. “Il a dit que nous devons essayer de revenir à une vie normale parce que si nous gardons toutes les choses que nous avons vues dans nos têtes, nous devenons malades.”

L’impact de la crise touche toutes les régions du pays. La nourriture moins disponible est devenue plus cher à l’achat. “La saison des semailles a commencé, mais seule une faible nombre d’agriculteurs ont suffisamment de semences à planter. Les agriculteurs ont également été pillés et ont perdu leurs outils, ” a déclaré un membre de la  Caritas Nationale de Bangui.

La Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac) a été déployée et le nombre de soldats  va doubler la taille de la force à 2.000 hommes.

Selon le personnel de Caritas dans le pays, il ya eu une légère amélioration de la sécurité. «Les cas de pillage et de violence sont plus sporadiques. Dans les villes, nous commençons à voir les membres de la coalisation  Seleka circuler sans armes,”a déclaré un membre du personnel de Caritas à Bangui.

Caritas a pu apporter une aide limitée mais surtout a effectué une évaluation des besoins a travers ses nombreuses paroisses et diocèses qui sont présentes  dans tout le pays. L’Eglise catholique, a travers ses Evêques et tous ses représentants a appelé à un retour à la paix et un arrêt des actes de violences contre la population.

La Commission Episcopale de Paix et Justice déclare:” Ne sachant à quel saint se vouer, la population vit toujours dans l’angoisse permanente, la crainte du  pillage, du viol.  L’injustice, la violence, les enlèvements et les règlements de compte sont devenus le pain quotidien du peuple.”

Lire leur déclaration (en français): La Commission Episcopale

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Filed under Africa, Central African Republic, Conflicts and Disasters, Emergencies, Emergencies in Central African Republic, Français, Peacebuilding

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